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Publications récentes en langue française sur le Viêt Nam - Histoire et société

par VLC - 6 mars 2015

Cette rubrique rassemble une sélection des principales productions en langue française (langue originale ou traductions) sur l’histoire du Viêt-Nam parues depuis 1975.


Gilbert de Terssac ; Truong An Quoc ; Michel Catlla (sous la dir.), Le Viêt-Nam en transitions, Lyon : ENS éditions, coll. De l’Orient à l’Occident, 2014.

Le Viêt-Nam est en transitions sociales, économiques, politiques et culturelles. Tout en menant des réformes auprès de ses institutions, le pays tente d’articuler socialisme et marché en redonnant l’initiative à chacun. Sous quelles conditions et avec quels effets durables le Viêt-Nam y parvient-il ?

Grâce à une vision d’ensemble, historiens, anthropologues, démographes, sociologues, ethnologues, géographes et économistes réunis dans cet ouvrage nous permettent d’identifier et de comprendre les transformations de la paysannerie, les changements alimentaires et de consommation, les évolutions des politiques publiques dans le domaine de la santé et des pratiques matrimoniales, les modifications dans les façons de vivre en ville, les innovations développées par les étudiants pour trouver un emploi ou encore les efforts considérables des individus qui travaillent dans l’informel pour survivre.

Lire la Préface de Daniel Weissberg :

PDF - 613.7 ko

CR de lecture de Sophie Louey dans Lectures :
http://lectures.revues.org/14948

Notice Sudoc : http://www.sudoc.fr/177428643


Guillemot, François, Des Vietnamiennes dans la guerre civile. L’autre moitié de la guerre 1945-1975, Paris, Les Indes Savantes, 2014, 240 p.

Le livre de François Guillemot éclaire un aspect de la guerre du Viêt-Nam relativement peu souligné dans l’historiographie plus large du conflit : les expériences et les points de vue des femmes vietnamiennes durant la guerre. Son étude, divisée en deux sections, examine en premier lieu, au sein de contextes multiples, les vécus de ces femmes des deux côtés du 17e parallèle et de milieux très variés, avant de resserrer son attention dans un second temps sur l’histoire des « Jeunesses de Choc ou TNXP » pendant les guerres d’Indochine et du Viêt-Nam, et plus particulièrement sur la féminisation de ces troupes lors de cette dernière guerre.

Dans chacune de ces parties, l’auteur se penche longuement sur les blessures infligées par la guerre aux corps et aux esprits des femmes. Il consigne la violence qui fut faite aux femmes et le prix à payer sur les corps et la santé des femmes que la guerre leur a imposé. Il livre de nombreux exemples issus d’une grande variété de récits — allant des mémoires d’hommes et de femmes qui avaient été civils ou militaires pendant la guerre, aux récits de guerre, en s’appuyant aussi bien sur les reportages de presse que sur la figuration de la guerre dans des œuvres de fiction.

Nathalie Huynh Chau Nguyen

Notice Sudoc : http://www.sudoc.fr/176596178


Philippe Papin, Histoire des territoires de Hà-Noi. Quartiers, villages et sociétés urbaines du XIXe au début du XXe siècle, Paris : Les Indes Savantes, 2013. Délaissée par les souverains Nguyên, elle s’est affranchie pendant trois quarts de siècle du poids de l’autorité impériale avant de devenir, autour des années 1880, une ville de juridiction française, le chef-­lieu du protectorat du Tonkin et la capitale de l’Indochine coloniale. Mais ce grand mouvement du balancier politique n’a pas empêché la population de poursuivre son chemin. Dans le cœur de la ville, dans ses faubourgs, dans les villages qui l’entouraient, elle s’est adaptée, ou opposée, aux transformations de son environnement urbain, politique, économique et social.

À l’aide des archives locales, cet ouvrage fait le point sur l’évolution des différents territoires de la ville et sur la manière dont les Vietnamiens, membres de l’élite, mais aussi artisans, commerçants, employés et paysans, ont été les acteurs de l’histoire et ont fait leur ville.

L’auteur : Historien spécialiste du Vietnam. Agrégé d’Histoire, Philippe Papin découvre le Vietnam en 1988. Il apprend le vietnamien. En 1992, il obtient un poste à l’université de Hanoï. En 1995, il entre à l’École France d’Extrême-Orient (EFEO) et prend en charge le centre de Hanoï. Philippe Papin est aujourd’hui directeur d’études à l’École pratique de hautes études. Ses recherches portent sur l’épigraphie et les stèles de donation qui permettent de mieux connaître la société rurale vietnamienne des XVIIe et XVIIIe siècles.

Année de parution : 2013 - 394 pages - Format : 158 x 240 mm - Prix : 35 €

Notice Sudoc : http://www.sudoc.fr/170842541


Nathalie Huynh Chau Nguyen, La mémoire est un autre pays – Femmes de la diaspora vietnamienne (Riveneuve éditions, 2013).

Plus de deux millions de Vietnamiens quittèrent leur pays à la fin de la Guerre du Vietnam en 1975. Trente ans après, des femmes reviennent sur leur passé et sur leurs choix. Elles parlent de traumatisme et de perte, mais donnent aussi des aperçus passionnants de la vie au Sud Vietnam avant 1975, des bouleversements de l’après-guerre et de la force d’âme qui leur a permis de reconstruire leurs vies à l’Ouest. Recueillir leur récit est une gageure : elles sont nombreuses à avoir subi la censure, l’internement dans le Vietnam communiste, la violence des pirates ou la maltraitance dans le couple. Elles craignent pour leur famille restée au pays et ont encore plus de mal à se livrer que les hommes. Une fois qu’elles s’y décident pourtant, elles le font avec une franchise surprenante.

Au travers de l’histoire de 42 Vietnamiennes d’Australie, l’ouvrage aborde à la fois des thèmes universels et plus particuliers à cette population : les divergences dans les souvenirs familiaux, le sens de la patrie, le retour au pays, l’interaction entre culture d’origine et société d’accueil, les tensions entre générations, les non-dits.

Cette étude magistrale a été saluée par la critique anglo-saxonne comme : « essentielle » (Choice), qui « comble un vide dans les recherches actuelles sur la mémoire, le traumatisme et la diaspora » (American Historical Review), qui « contribuera à remettre radicalement en cause notre bonne conscience » (Australian Book Review).

Ouvrage distingué comme Outstanding Academic Title, par Choice en 2010.

Traduit de l’anglais par Patricia Fogarty et Alain Guillemin.

CR de lecture sur le carnet de recherche "Femmes et Guerres au Viêt-Nam"
http://guerillera.hypotheses.org/589

Notice Sudoc : http://www.sudoc.fr/170616738


Communisme 2013 – 1920-2012. Vietnam, de l’insurrection à la dictature (sous la dir. de Christopher Goscha), Paris, Vendémiaire, 2013, 553 p.

La fin de la guerre froide, la chute du communisme, l’accès partiel des archives du Vietnam et l’ouverture de ce pays au monde, qui a permis à des historiens non vietnamiens de mener à bien leurs recherches sur le terrain, de dialoguer avec leurs homologues sur place et d’interroger des témoins, ont contribué à une renouvellement important des études sur le communisme vietnamien.

“Oubliant les tabous”, comme l’écrit Christopher Goscha, qui a dirigé ce dossier, une nouvelle génération de chercheurs délaisse les approches idéologiques, qu’elles soient communistes ou nationalistes, pour mettre au jour de nouvelles sources, de nouvelles interprétations, concernant notamment les rapports entre PC français et indochinois, les tentatives réformistes au lendemain de la mort de Staline ; le culte des martyrs de la révolution ou bien encore la réappropriation par le parti communiste d’une culture traditionnelle… [texte du dos de couverture].

Sommaire sur Mémoires d’Indochine : http://indomemoires.hypotheses.org/7338

Date de parution : 10 avril 2013

Notice Sudoc : http://www.sudoc.fr/169628914


Philippe Langlet, La sagesse bouddhiste aux débuts du Viêt Nam, Paris : Les Indes Savantes, 2012.

Le bouddhisme prospérait déjà au IIe siècle dans la plaine du fleuve Rouge, comme religion salvatrice apportée par les marchands indiens, et comme sagesse en contact avec le taoisme de lettrés immigrés. La Chine du Sud en plein essor en a été influencée, en même temps que le Nord recevait les influences indiennes par la route de la soie.

Depuis le VIe siècle, le bouddhisme a été profondément assimilé par la civilisation chinoise, dont dépendait la plaine du fleuve Rouge, l’An Nam. On a voulu imaginer que la sagesse influencée par le taoïsme, suivait directement l’exemple de l’éveil du Bouddha, personnellement, sans enseignement. À côté de la voie religieuse surtout populaire, cette sagesse de l’esprit, appelée bientôt de l’intuition par la méditation (chan, thiên) s’est perpétuée à côté du réveil confucéen.

Le présent ouvrage étudie comment le bouddhisme religieux et philosophique a de plus grandement contribué aux succès des révoltes et de l’indépendance de la nation Viêt, des origines à la fin de la première grande dynastie, celle des Ly en 1225.

Année de parution : 2012
428 pages
Format : 170 x 240 mm
Prix : 33 €

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/16432836X


Céline Marangé, Le communisme vietnamien (1919-1991). Construction d’un État nation entre Moscou et Pékin, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, 612 p.

Les communistes vietnamiens ont réussi en cinquante ans à renverser le pouvoir colonial français, à tenir en échec l’armée américaine et à conquérir le Sud en 1975.

Bien qu’ils se soient constamment inspirés des modèles soviétique et chinois de conquête du pouvoir et d’organisation de la vie sociale et politique, les Vietnamiens ont suivi leur propre voie – marquée par l’anticolonialisme et de longues années de guerre – et ont développé une stratégie d’influence régionale.

Fort d’une longue enquête de terrain et de sources inédites en cinq langues, ce livre nuance l’historiographie française du communisme international et rompt avec l’historiographie vietnamienne. Il met en lumière les crises intermittentes dans les relations entre Hanoi, Pékin et Moscou. Il apporte des éclairages nouveaux sur le fonctionnement du Komintern, l’histoire des trois guerres d’Indochine, les relations entre les pays communistes et les effets de la dispute sino-soviétique. Il restitue aussi l’atmosphère et la culture politique des différentes époques, et fait revivre maints acteurs, qu’ils soient tombés dans l’oubli ou passés à la postérité.

Premier ouvrage exhaustif sur le communisme vietnamien depuis plus de trente ans, cette somme exemplaire, écrite dans une langue vivante, s’adresse tant aux spécialistes qu’aux passionnés d’histoire.

Source : http://www.pressesdesciencespo.fr/f...

Date de parution : mai 2012

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/161137970


François Guillemot, Dai Viêt, indépendance et révolution au Viêt-Nam. L’échec de la troisième voie (1938-1955), Paris, les Indes Savantes, 2012, 738 p.

En étudiant l’évolution du Parti National du Grand Viêt-Nam (Đại Việt Quốc Dân Đảng) au sein du mouvement nationaliste vietnamien, ce livre permet de poser un regard neuf sur le processus de la révolution nationale et de la lutte pour l’indépendance dans le Viêt-Nam de la première moitié du XXe siècle. Par le biais d’événements méconnus, d’acteurs négligés par l’historiographie d’État, le rôle politique, la logique et la dynamique du mouvement Đại Việt sont restitués dans le contexte de la période 1945-1954 (guerre néo-coloniale, lutte contre le communisme et front chaud de la guerre froide). Concurrent du Việt Minh pendant la période révolutionnaire, le Đại Việt manqua sa révolution et fut l’une des cibles principales de la répression organisée par le Việt Minh de Hồ Chí Minh contre l’opposition nationaliste révolutionnaire en 1946. De son exil en Chine, il parvint à se reconstituer pour porter l’Empereur Bảo Đại à la tête d’un État national en 1949.

Cependant, sa conquête du pouvoir pour asseoir une « solution Đại Việt » contre une « solution Bảo Đại », jugée pro-française, fut brisée à la fois par le Chef de l’État vietnamien, par les autorités françaises et par le terrorisme communiste. À travers l’histoire de ce mouvement, la logique de la guerre civile dans laquelle se débattit le Viêt-Nam pendant plus de trente ans apparaît plus clairement. Cette contribution majeure à l’histoire du nationalisme vietnamien au XXe siècle offre ainsi une nouvelle grille de lecture de la fameuse « Révolution d’août » de 1945 et du conflit franco-vietnamien.

François Guillemot est docteur en Histoire de l’EPHE (IVe section) et ingénieur de recherche au CNRS. Il est en charge de la documentation sur le Viêt-Nam et la péninsule indochinoise à l’Institut d’Asie Orientale (ENS de Lyon). Spécialiste du Vietnam contemporain, il mène des recherches sur la guerre civile et sur les multiples fractures internes qui jalonnent l’histoire de ce pays.

Présentation en vietnamien :

PDF - 4.6 Mo

Date de parution : février 2012

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/157782409


Nguyen Tan Hung, Le Viêt Nam du XVIIe siècle : Un tableau socioculturel, Paris, Les Indes Savantes, 2011, 245 p.

Au XVIIe siècle, le Père Alexandre de Rhodes est un des premiers missionnaires catholiques à résider au Viêt Nam : en Cochinchine, puis au Tonkin, et de nouveau en Cochinchine. L’obstacle de la langue est important pour les missionnaires. Aussi, expulsé de la Cochinchine en 1645, le Père Alexandre de Rhodes revint en Europe en 1649, et publia de nombreux livres relatant son séjour en Asie.

Parmi ces ouvrages, le Dictionarium Annamiticum, Lusitanum, et Latinum (trilingue viêtnamien, portugais et latin), en 1651. Le premier bénéfice indiscutable pour les Viêtnamiens, d’une portée incommensurable, et qui perdure aujourd’hui et certainement pour longtemps encore, est la transcription de leur langue en écriture latine. Mais le Dictionarium est aussi un témoignage remarquable sur le Viêt Nam du XVIIe siècle : les explications parfois minutieuses d’Alexandre de Rhodes, fin observateur immergé dans la vie du pays, nous montrent le Viêt Nam autrement que vu par des historiens officiels des bureaux des annales des cours viêtnamiennes qui depuis des siècles, ne faisaient que rapporter des événements se rattachant aux affaires des souverains et de leurs serviteurs. Le Dictionarium nous permet au contraire d’entendre les Vietnamiens de l’époque, directement avec des mots et des expressions de leur propre langue. D’où ce tableau socioculturel remarquable de la société vietnamienne du XVIIe dressé par l’auteur.

Nguyen Tan Hung est diplômé de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE, IVe section) et spécialiste de l’histoire du Viêt Nam au XVIIe siècle. Sous son nom ou sous le pseudonyme de Dong Phong, Nguyen Tan Hung est également un romancier et un poète auteur de nombreux ouvrages. La version française du Dictionarium est à paraître aux Indes Savantes.
Lire la préface de Nguyen The Anh : http://terrelointaine.over-blog.fr/article-un-tableau-socioculturel-du-vi-t-nam-du-xviie-siecle-92445770.html

Date de parution : décembre 2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/158603028


Tran Quoc Hung (photographe), Jean Maïs, Nguyen Huy Lai, Phan Ke Binh (auteurs), Etre Vietnamien, Paris, Les Editions de La Frémillerie, 232 p.

Comme la plupart des ouvrages sur le Viêt-Nam, ce livre est une invitation au voyage. Cependant « Être vietnamien » annonce une couleur particulière. Nous ne risquons pas d y trouver des images de tourisme. Trân Quôc Hùng Français d’adoption passionné de photographie, et de vie, tente de retrouver, après un nombre incalculable d’années d absence, des images de son pays natal qu’il croyait définitivement perdues. La première fois, Hùng ne prenait que des photos de paysages. Puis, très progressivement, il allait vers les visages, et lors de sa dernière visite, été 2011, il a su capturer définitivement la respiration saïgonnaise.

Des mots vont se rajouter aux photographies, non pour les commenter mais pour apporter leurs propres images. Jean Maïs, Nguyen Huy Lai, Phan Kê Bính : le texte du premier de ces auteurs donne son titre, bref et incisif, au présent ouvrage. L’« être vietnamien » se perçoit à certaines permanences mentales, à quelques postures et rigidités partagées, particulièrement identifiables au moment des fêtes populaires (les Têt). Les trois textes fourmillent de redites, de citations communes, partagent des références. Leur réunion pourtant, loin de toute redondance, avec sa palette de variations sur un thème unique, vise à plonger le lecteur dans une compréhension participative de la culture vietnamienne, d’une âme en action.

Au-delà du témoignage et de l’enquête, de l’érudition même, l’écriture de chaque auteur laisse entendre une musique sensible, personnelle, et familière « à tous ceux qui ont vécu un certain temps auprès des Vietnamiens ».

Date de parution : 02/11/2011


Pierre Brocheux, Histoire du Vietnam contemporain. La nation résiliente, Paris, Fayard, 2011, 294 p.

L’histoire contemporaine du Vietnam est dominée par l’occupation du pays par les Français, par trente années de guerre et par la résilience d’un État national séculaire.

Grâce à sa connaissance des sources vietnamiennes, américaines et françaises, Pierre Brocheux propose un récit original - en même temps que l’analyse - de la gestation douloureuse d’un Vietnam moderne. Il souligne combien le moment colonial, pour avoir été un intermède court à vue historique, a transformé la société et la culture nationales.

Pour autant, le Vietnam n’est nullement « sorti d’Asie pour entrer dans l’Occident » : qu’il s’agisse de religion, de mode de vie et de pensée, de vision de l’avenir, le Vietnam contemporain offre le spectacle étonnant de sédimentations nettement repérables depuis le lointain héritage Viêt jusqu’à l’apport chinois ou américain. Cette synthèse pionnière permet de comprendre la place particulière du Vietnam dans l’Extrême-Orient d’aujourd’hui comme dans la mémoire française.

Historien franco-vietnamien, Pierre Brocheux a enseigné à Saïgon entre 1960 et 1968 - au plus fort de la guerre du Vietnam - et publié divers ouvrages qui font référence sur ce pays, notamment Une histoire économique du Vietnam (Indes Savantes 2010) et Ho Chi Minh (Payot, 2003 ; Cambridge University Press, 2007).

Date de parution : 05/10/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/156192411


Christopher Goscha, Vietnam. Un État né de la guerre 1945-1954, Paris, Armand Colin, 2011, 557 p.

Presque soixante ans après la chute de la garnison française à Dien Bien Phu, nous connaissons encore mal l’autre côté combattant. Le « phénomène Viet Minh » est toujours expliqué soit comme la manifestation d’un patriotisme vietnamien « éternel » soit comme l’incarnation du « totalitarisme » communiste.

Se basant sur des sources vietnamiennes inédites, l’auteur rompt avec ces interprétations pour analyser la manière dont les nationalistes vietnamiens conduits par le Parti communiste forgèrent un véritable État dans la perspective de mener l’effort de guerre, de préserver son assise territoriale et de projeter dans l’avenir la souveraineté nationale. L’auteur remet également en cause le mythe d’une simple « guerre de guérilla » asymétrique opposant le colonisé au colonisateur. Grâce à l’assistance sino-soviétique, les communistes vietnamiens entamèrent une conversion vers une forme moderne de guerre conventionnelle et à cet effet, mirent sur pied une armée professionnelle. Pour réussir cette transition, le Parti accentua sa mainmise sur l’État, la société et l’armée. Il instaura simultanément une révolution sociale radicale, non seulement pour mobiliser toujours plus de forces mais aussi pour remodeler l’État et la société selon le moule communiste.

L’histoire du Vietnam contemporain ne se réduit pas à « la » guerre, mais assurément elle fut sa matrice. En somme, l’État vietnamien a fait la guerre autant que la guerre a fait l’État.

Christopher Goscha est un spécialiste reconnu de la guerre d’Indochine. Professeur en relations internationales à l’Université du Québec à Montréal, il a publié de nombreux ouvrages en anglais.

Date de parution : 05/10/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/155844342

Site de l’auteur


Hiên Do Benoit, Le Viêt Nam, Paris, Le Cavalier bleu, coll. Idées reçues, 2011, 128 p.

"Au Viêt Nam, le Nord n’a rien à voir avec le Sud" ; "Le Viêt Nam est communiste" ; "La société vietnamienne est rurale et arriérée" ; "Le Viêt Nam vit un miracle économique" ; "Le Viêt Nam est un pays francophone" ; "Le Viêt Nam est un paradis touristique"... Issues de la tradition ou de l’air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L’auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l’on sait ou croit savoir.

Docteure en science politique (IEP Paris/CERI) et enseignante en droit et science politique à l’Université de Perpignan, Hiên Do Benoit est membre du Groupe d’études sur le Viêt Nam contemporain du CERI-EHESS, chercheure associée à l’Institut de recherche sur l Asie du Sud-Est contemporaine (MAE-CNRS), ainsi qu’à Asian Pacific Studies Network (Institut Renvall - Université de Helsinki). Ses recherches portent principalement sur la politique étrangère du Viêt Nam depuis 1986, les évolutions de la régionalisation et du régionalisme en Asie de l’Est et du Sud-Est.

Du même auteur – « La politique étrangère contemporaine du Viêt Nam : le pragmatisme économique entre anciennes tensions et nouvelles affinités », Études, Asia Centre, Sciences Po, Paris, 2009. – « Les relations internationales du Viêt Nam depuis 1991 : le difficile chemin d’une autonomie à conquérir », in Stéphane Dovert et Benoît de Tréglodé (dir.), Viêt Nam contemporain, Irasec/Les Indes savantes, Paris, 2009. – « Vietnam 2008 : le difficile constat d’une situation volatile », in Arnaud Leveau (dir.), Asie du Sud-Est 2009, Irasec/Lignes de repères, Paris, 2009.

Date de parution : 24/02/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/151605610


Pierre Journoud, De Gaulle et le Vietnam (1945-1969). La réconciliation, Paris, Tallandier, 2011, 542 p.

À travers les deux conflits qui se sont succédé dans la péninsule indochinoise de 1945 à 1975, la guerre française puis américaine, Pierre Journoud entreprend de pourfendre quelques idées reçues. Non, les États-Unis n’ont pas tout fait pour évincer les Français d’Indochine après 1954. Non, le Général n’était pas un antiaméricaniste primaire et ne s’est pas contenté de condamner verbalement l’engagement militaire des États-Unis, comme dans son discours de Phnom Penh le 1er septembre 1966. Sa diplomatie publique et secrète ; l’action discrète de certains Français en faveur de la paix sont quelques-unes des révélations de ce livre novateur. Et c’est par le prisme du dialogue entre Français et Américains, acteurs majeurs et omniprésents, que l’auteur donne à comprendre les relations franco-vietnamiennes, du malentendu initial à la réconciliation.

Fruit d’un important travail de recherche, cet essai propose une réflexion originale sur le processus de " décolonisation mentale " du général de Gaulle, et au-delà, sur l’ensemble de sa politique extérieure.

Docteur en histoire de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Pierre Journoud est chercheur à l’IRSEM (Institut de recherche stratégique de l’École militaire), chercheur associé à l’UMR-IRICE et au CHAC (Centre d’histoire de l’Asie contemporaine). Le travail universitaire à l’origine de cet ouvrage a reçu le prix Jean-Baptiste Duroselle de la meilleure thèse d’Histoire des relations internationales.

Date de parution : 10/02/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/152246940


Alain Ruscio (entretiens réalisés par), Vo Nguyen Giap : Une vie, Paris, Les Indes Savantes, coll. Asie, 2011, 116 p.

Le général Giap est un des pères fondateurs du Vietnam contemporain, et un des plus grands stratèges du XXe siècle. Sous sa direction, l’armée vietnamienne a successivement défait les armées française, américaine et chinoise. Giap parle de son parcours personnel, de son implication dans la lutte pour l’indépendance du Vietnam, depuis l’époque coloniale jusqu’à la lutte contre les Français, puis les Américains. Il éclaire également, par des "petites phrases", de nombreux aspects de l’histoire du Vietnam jusqu’en 1975. Giap vient de fêter ses 100 ans et est aujourd’hui une figure emblématique du Vietnam.

Alain Ruscio, docteur d’Etat en Histoire, est un spécialiste de l’histoire vietnamienne contemporaine, et de la colonisation. Il a été pendant plusieurs années le correspondant de l’Humanité au Vietnam, et a rencontré à de nombreuses reprises le général Giap à son domicile. L’historien a poursuivi jusqu’à aujourd’hui ces entretiens avec le général, qui lui ont permis de recueillir le regard très personnel d’un des principaux responsable du Vietnam sur les événements d’un demi-siècle. Il a publié de nombreux ouvrages sur ces sujets, dont aux Indes savantes : La Guerre "française" d’Indochine (1945-1954), Les sources de la connaissance, Bibliographie ; Dien Bien Phu, Mythes et Réalités 1954-2004 (avec Serge Tignères) ; Histoire de la colonisation, Réhabilitations, Falsifications et Instrumentalisations (avec Sébastien Jahan) ; Cambodge an I. Carnets (1979)

Date de parution : 27/01/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/150796854


Philippe Papin & Laurent Passicousset, Vivre avec les Vietnamiens, Paris, L’Archipel, coll. Des hommes et des pays, 2010, 372 p.

Fort de ses 90 millions d’habitants, le Vietnam, pivot stratégique entre l’Asie du Sud-Est et l’Asie orientale, est au-delà des images d’Épinal - Indochine, Diên Biên Phu, napalm, chute de Saigon, affiches de propagande, pourtant mal connu.

Or le Vietnam ne cesse de se renouveler depuis son ouverture au début des années 1990, jusque dans les détails : l’abandon de la veste de treillis, du casque militaire et des sandales en pneu de camion, le port de chaussettes, l’apparition des robes imprimées, le démantèlement des haut-parleurs publics, l’installation de feux de circulation aux carrefours, et surtout le droit de parler, de circuler et de sortir du pays Aujourd’hui, on se nourrit mieux au Vietnam, on travaille dans le privé, on lit la presse sur Internet, on voyage, on s’amuse, mais on se ruine toujours pour envoyer ses enfants à l’école, acheter des médicaments ou s’acquitter des taxes Plus complexe, la société est redevenue un millefeuille d’individus.

Une seule chose ne bouge pas : le Parti unique, divisé, lézardé, mais auquel chacun est bien obligé de se soumettre ; ou de s’accommoder. Car, si la transition économique est achevée, évoquer la chute du régime reste un pari audacieux.Philippe Papin et Laurent Passicousset arpentent le Vietnam depuis vingt ans. Au gré des rencontres, des témoignages et des confidences, ils montrent la vie quotidienne de toutes les strates de la société, où « un vrai mouvement de réprobation se fait jour qui, sur sa marge, tourne à la dissidence, aujourd’hui sévèrement réprimée ».

Date de parution : 29/10/2010

Présentation de l’ouvrage "Vivre avec les Vietnamiens" : http://www.youtube.com/watch?v=SkDi...

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/147674719


Caroline Grillot, Volées, envolées, convolées… Vendues, en fuite ou re-socialisées : les "fiancées" vietnamiennes en Chine, IRASEC / Connaissances at savoirs, 2010, 408 p.

Elles vivent discrètement dans les bourgades et villages chinois du Yunnan et du Guangxi, à la frontière de leur pays d’origine. Migrantes clandestines, femmes abusées, des Vietnamiennes de tous âges tentent de vivre décemment une existence d’épouse et de mère, exclues malgré elles de leur communauté. Si leurs consœurs des bordels frontaliers attirent l’attention, ces infortunées ne suscitent guère l’intérêt. Héritières d’un turbulent passé de conflits, de négoce et d’alliances matrimoniales entre Chine et Vietnam, poussées par la pauvreté et l’espoir, elles contribuent pourtant à résoudre un grave problème que la Chine subit depuis peu, conséquence de la politique de contrôle des naissances et de l’exode rural : le manque de filles, et donc d’épouses pour nombre de paysans.

Au-delà des explications faciles : difficultés économiques, déséquilibre démographique, trafic humain, cette enquête inédite donne la parole à ces femmes dont l’image ambiguë sert un discours local ambivalent. Fruit d’enquêtes menées très récemment, les témoignages et situations nourrissant cet essai expriment la complexité d’un fait social existant de manière floue entre flux migratoires et transactions commerciales, typiques d’Extrême-Orient et surtout de cet espace frontalier en devenir. Prétendre saisir ces vies souvent réduites à l’impasse, précaires, existant en marge du monde, impose de se confronter au terrain, à l’écoute des épreuves individuelles, sans parti-pris ni compromission et avec humilité.

Ethnologue (Université Paris X-Nanterre) et sinologue (INALCO), Caroline Grillot a effectué plusieurs séjours en Chine où elle a passé dix ans, aux universités du Shandong (1994-95) et du Sichuan (1998-2000) avec le soutien du ministère français des Affaires étrangères et européennes, puis comme assistante de projet UNESCO pour la mise en place de programmes en sciences sociales, traductrice de romans chinois pour les éditions Bleu de Chine, et engagée dans le milieu de la musique underground chinoise. Elle achève un Ph.D. en anthropologie sociale en co-tutelle, sous la direction des professeurs Lisa Wynn et Pal Nyíri, respectivement à l’Université Macquarie de Sydney (Australie) et à l’Université libre d’Amsterdam (Pays-Bas).

Source : http://www.connaissances-savoirs.co...

Date de parution : 15-09-2010

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/147595495


Doan Cam Thi, Écrire le Vietnam contemporain : Guerre, corps, littérature, Paris, Presses universitaires Paris-Sorbonne, 2010, 210 p.

Au Vietnam, la guerre, l’amour et l’écriture forment souvent un seul acte. Cet essai propose un voyage littéraire dans l’ancien bastion du communisme en Asie du Sud-Est et tout nouveau membre de l ’OMC. Comment subvertir l’idéologie de la "grandiose lutte patriotique" dans une société d’après-guerre pétrie d’autoglorification ? Comment représenter les hommes, les femmes et leurs corps quand le romantisme révolutionnaire conçoit l’amour comme une simple figure de propagande ? Comment écrire "je" lorsque les doctrines dominantes privilégient la masse, la classe, la nation ? Comment passer du réalisme socialiste au postmodernisme dans une culture profondément rurale ? L’ouvrage prend le risque de montrer une littérature en train de se faire, ses ambitions et ses orientations. La littérature vietnamienne est indissociable de son contexte. Tenter sa lecture, c’est accepter l’étude de ses compromis, résistances et affrontements avec le pouvoir.

Maître de conférences à l’institut national de langues et civilisations orientales (Inalco), Doan Cam Thi a publié de nombreux articles et ouvrages dont Poétique de la mobilité. Les lieux dans Histoire de ma vie de George Sand (Rodopi, 2000) et Au rez-de chaussée du paradis. Récits vietnamiens 1991-2003 (Philippe Picquier, 2005). Elle a traduit en vietnamien La douleur de Marguerite Duras (Hanoi, Les éditions des Femmes, 1999), en français L’embarcadère des femmes sans mari de Duong Huong (Aube, 2002) et Chinatown de Thuân (Le seuil, 2009). Doan Cam Thi est lauréate du prix "Le mot d’or de la traduction 2005" (Unesco-AIF-société française des traducteurs).

Date de parution : 23/09/2010

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/147986184


Gilles de Gantès & Nguyen Phuong Ngoc (sous la dir.), Vietnam, le moment moderniste, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, coll. Le temps de l’histoire, 2009, 304 p.

Préfacé par Monsieur Vovelle ce livre traite de la sensibilité moderniste qui s’est développée partout en Asie au XIXe siècle, pour répondre à des problèmes endogènes d’une part, pour s’adapter à l’intrusion de plus en plus affirmée des Européens d’autre part. L’originalité du cas du Vietnam est que cette sensibilité s’est développée au début du XXe siècle dans un contexte colonial coercitif et a donc revêtu des formes particulières : associations apparemment cultuelles servant de paravents à des discussions politiques, journaux diffusant les idées nouvelles en contournant la censure, coopératives de production dont les bénéfices étaient consacrés en partie à financer le fonctionnement d’écoles où était enseigné un savoir moderne, aux filles comme aux garçons. Malgré la répression qui affecta ces organismes après 1908, la sensibilité moderniste continua à influencer l’évolution de la société vietnamienne jusqu’à nos jours.

Gilles de Gantès, agrégé d’histoire, a soutenu une thèse à l’université Paris VII (LCAO, 1994) portant sur le fonctionnement des structures coloniales en Indochine au début du XXe siècle.

Nguyen Phuong Ngoc est chargée de cours de langue et de civilisation vietnamiennes à l’université de Provence. Sa thèse soutenue en 2004 porte sur les premiers anthropologues du Vietnam.

Date de parution : 09/2009

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/136772676


Stéphane Dovert & Benoît de Tréglodé (sous la dir.), Viêt Nam contemporain, Paris - Bangkok, Les Indes Savantes / Irasec, coll. Monographies nationales, 2010, 594 p. (nouvelle édition)

Le Viêt-Nam a longtemps marqué le monde par ses guerres, décrites par une abondante littérature. Mais la majorité de la population actuelle n’a pas vécu ces tragiques événements. Les moins de quarante ans n’ont même pas connu la grande période d’intransigeance révolutionnaire. C’est la génération du dôi moi (la politique de rénovation débutée en 1986) qui a redessiné le paysage économique et social du pays. Qui sont donc les Vietnamiens aujourd’hui ? Quel est l’avenir d’une nation peuplée de 84 millions d’habitants qui s’impose, à l’évidence, comme un membre essentiel de l’Asean ? Cette monographie nationale, qui réunit 23 des meilleurs spécialistes du Viêt-Nam, décrit et analyse le présent d’un peuple en pleine mutation. Elle est amenée à s’imposer comme un ouvrage de référence pour tous ceux qui s’intéressent à ce pays et à l’Asie du Sud-Est.

Benoît de Tréglodé, directeur de l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec). Docteur en histoire et civilisation de l’EHESS (Paris), fondateur du Groupe d’Etudes sur le Viêt-Nam contemporain (Sciences Po., EHESS, MSH) et auteur d’ouvrages sur le Viêt-Nam dont, Héros et Révolution au Viêt-Nam (L’Harmattan) et Naissance d’un Etat-Parti. Le Viêt-Nam depuis 1945 (dir. Avec C. E. Goscha, Les Indes Savantes).

Stéphane Dovert, Docteur en sciences politique à l’IEP de Paris, ancien directeur de l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), a écrit ou coordonné plusieurs ouvrages dont Les Musulmans d’Asie du Sud-Est face au vertige de la radicalisation (Les Indes Savantes), Thaïlande contemporaine (L’Harmattan), et Timor Est, le génocide oublié (L’Harmattan).

Avec les contributions de Hugues Tertrais, Stéphane Dovert, Philippe Lambert, Yann Bao An, Benoît de Tréglodé, Vatthana Pholsena, Dô Hiên, Frédéric Durand, Frédéric Fortunel, Christophe Gironde, Christophe Feuché, Xavier Oudin, Catherine Scornet, Nguyên thi Phi Linh, Nguyên Thanh Nguyên, Samuel Palmer, Laurent Pandolfi, Vu thi Minh Thang, Trân thi Liên, Andrew Hardy, Nguyên Van Chinh, Lê Huu Khoa, Doan Cam Thi et Bui Trân Phuong.

Date de parution : 26/06/2009

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/135660858


Pierre Brocheux, Une histoire économique du Viet Nam. La palanche et le camion 1850-2007, Paris, Les Indes Savantes, 2009, 257 p.

Le début de la colonisation française au Viet Nam sous le Second Empire conduit à des changements dans l’économie d’un pays plutôt agraire et peu tourné vers le monde extérieur et la mer. Le début des cultures "industrielles" (hévéa, café), par exemple, va introduire des structures économiques jusque-là inexistantes ; mais la population, les systèmes de production et les réseaux d’échanges traditionnels sont toujours présents et le colonisateur devra faire avec.

Du colonialisme vecteur du capitalisme à l’indépendance dans le cadre d’un régime communiste, les transformations économiques du Viet Nam reflètent une histoire mouvementée depuis un siècle et demi, histoire économique encore peu étudiée.

Pierre Brocheux a enseigné l’histoire du Vietnam et de l’Asie du Sud-Est à l’université Paris7-Denis-Diderot. Auteur de nombreux ouvrages sur l’Asie du Sud-Est dont : Indochine, la colonisation ambiguë (1858-1954) (avec D. Hémery) Hô Chi Minh.




Date de parution : 09/04/2009

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/132969467


Christophe Dutrône & Eric Deroo, Le Viêt-Minh, Paris, Les Indes Savantes, 2009, 236 p.

Pour l’immense majorité des combattants du corps expéditionnaire français d’Indochine, le Viêt-Minh demeure un adversaire aussi tenace que méconnu. lugé tour à tour "fanatique, rusé, diabolique et cruel", il recouvre derrière deux syllabes à la sonorité péremptoire une réalité complexe, mouvante et évolutive. Sous-estimé dans les premières années du conflit, diabolisé par la suite comme une incarnation d’un communisme totalitaire à la conquête de l’Asie, jamais jusqu’à présent le Viêt-Minh n’avait fait l’objet d’une étude synthétique et documentée. Pourtant de cette organisation politique et militaire allait naître les forces qui chasseront hors de son territoire les troupes françaises puis américaines et enfin chinoises.

En pratiquant la collecte la plus large des sources écrites, en consultant les archives militaires, les fonds privés et les plus récents travaux universitaires, Eric Deroo et Christophe Dutrône se sont efforcés d’établir un panorama d’ensemble de l’"Aventure viêtminh". Particulièrement soucieux d’illustrer de manière vivante leur propos, les auteurs ont réuni un ensemble exceptionnel d’illustrations, la plupart inédites, ainsi qu’une sélection des plus beaux objets et documents parvenus jusqu’à nous, issus des musées français, étrangers, et de plusieurs collections privées.

Date de parution : 12/02/2009

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/131252968


Nguyen The Anh, Parcours d’un historien du Viêt Nam, Paris, Les Indes Savantes, 2008, 1026 p. (édité par Philippe Papin)

Ce livre regroupe une centaine des articles les plus fondamentaux écrits par le professeur Nguyen The Anh au long d’un parcours personnel et intellectuel qui l’a conduit au premier rang de la recherche historique sur le Vietnam et la péninsule indochinoise.

Ces articles, rédigés en français, anglais et vietnamien, ont été publiés dans des revues diverses, parfois difficiles à trouver ou qui n’existent plus, et c’est pourquoi leur réunion dans cet épais volume est apparue comme une nécessité. Mais le plaisir de la découverte, le souci bibliographique et la commodité d’accès sont peu de chose comparés à l’intérêt scientifique et la richesse inouïe des thèmes qui sont abordés par l’auteur.

Chaque article est une étude. Chaque étude est une avancée. Et chacune de ces avancées construit encore un peu plus la cohérence d’un tableau qui, touche après touche, nous offre finalement une vision saisissante de la longue histoire du Vietnam et ses voisins.

[contenu] I. La diplomatie, les relations internationales et les échanges culturels / II. Histoire économique et sociale / III. Histoire politique, discours idéologiques et légitimation de l’autorité / IV. Croyances, cultes et pratiques religieuses / V. Synthèses et histoire globale / VI. Education, confucianisme et mouvements d’idées / VII. Beaux-arts, culture et littérature / VIII. Sources, archives et documents / IX. Notes, préfaces et écrits de circonstance.

Date de parution : 11/12/2008

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/131086111


Trinh Van Thao, Vietnam : Du confucianisme au communisme. Un essai d’itinéraire intellectuel, Paris, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 2008, 398 p. (nouvelle édition remaniée)

Ce livre se présente comme la reconstruction d’un itinéraire social (collectif et individuel) de trois générations d’intellectuels dans leur cheminement spirituel du confucianisme au communisme.

Au-delà d’une histoire raisonnée des idées sur le thème de la Modernité vietnamienne et placée sous le signe de la lutte entre deux cultures, l’auteur essaie - terme qu’il convient de prendre au pied de la lettre - de mettre en place une sociologie de l’action et des mentalités et de saisir, enfin, la présence d’une personnalité confucéenne permanente et multiple forgée autant par l’histoire que par l’école.

Diplômé de Sciences Po et docteur ès lettres et en sciences sociales, Trinh Van Thao enseigne la sociologie à l’Université de Provence (Aix-Marseille I) depuis 1987. Il a participé à ce titre à la fondation de l’Institut de recherche sur le Sud-Est Asiatique de Marseille (IRSEA CNRS).

Ce livre inaugurait une suite de travaux en sociologie historique consacrés aux intellectuels vietnamiens : L’école française-en Indochine (Karthala, 1995) ; Les compagnons de route de Ho Chi Minh (Karthala, 2004). La première édition de ce livre reprenait tel quel le cours professé au Collège international de philosophie de février à juin 1987. Celle-ci apporte quelques rectifications tout en conservant l’essentiel de l’édition de 1990.

Date de parution : 16/01/2008

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/123023327


Po Dharma, Du FLM au FULRO : Une lutte des minorités du sud indochinois, 1955-1975, Paris, Les Indes Savantes, 2006, 208 p.

Cet ouvrage a pu voir le jour grâce à l’ouverture des archives du Front Unifié de Lutte des Races Opprimées (FULRO). Mouvement qui s’est développé pendant la deuxième guerre d’Indochine et a, du fait des médias internationaux, acquis à l’époque une telle renommée qu’il était devenu un véritable mythe. Ce livre raconte ce que fut la réalité du Fulro, ce que furent ses activités politiques, militaires et diplomatiques. Il replace aussi son existence dans une tradition de contacts et de luttes qui a pris racine dans les siècles passés.

Diplômé de l’École militaire interarmes du Cambodge en 1969, Po Dharma Quang se rend en France pour y poursuivre ses études et obtient un diplôme de la IVe section de l’EPHE en 1978, un DEA en 1980 et un doctorat nouveau régime en 1986 (université Paris-III).

Il entre à l’EFEO en 1972 en qualité de collaborateur technique et devient membre scientifique en 1982. Il est affecté à Kuala Lumpur (Malaisie) en 1987, avec pour mission d’y ouvrir une antenne de l’EFEO et d’en assurer la direction. Rentré à Paris en 1993, il est chargé de conférence à l’EHESS. En 1999, il dirige à nouveau l’antenne de l’École à Kuala Lumpur. Ses travaux, menés à partir des archives et des manuscrits rédigés en écriture cam, portent sur l’histoire et la civilisation du Campa de la fin du XVe siècle au début du XIXe. [source : Fiche EFEO : http://www.efeo.fr/biographies/noti...]

Date de parution : 23/03/2006

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/103128646


Franck Castiglioni et al., La ville vietnamienne en transition, Paris, Karthala, coll. Hommes et Sociétés, 2006, 313 p.

Depuis la politique du Doi Moi (Renouveau) amorcée en 1986, le Viêt-Nam connaît de profondes transformations avec la transition vers une économie de marché à orientation socialiste. Transition économique, mais aussi transition sociale et urbaine à travers les dynamiques urbaines impulsées par les acteurs vietnamiens, publics et privés, et par les acteurs extérieurs : organisations internationales et de solidarité internationales, experts et consultants, organismes d’aide bilatérale.

Cet ouvrage présente pour la première fois les résultats de recherches spécifiques, inédites, associant des équipes françaises, canadienne et vietnamiennes, du nord et du sud du pays, sur le thème général de la ville vietnamienne en transition. Les unes portent sur les dynamiques urbaines, d’autres sur les enjeux que révèlent ces dynamiques, d’autres enfin sur les logiques d’acteurs emblématiques de la transition urbaine au Viêt-nam : la société civile, les bailleurs de fonds dans le cadre d’aides publiques au développement, les consultants et bureaux d’études internationaux. Elles ont été menées entre 2001 et 2004 dans le cadre du Programme de recherche urbaine pour le développement (PRUD), et portent essentiellement sur Hanoi et Hô Chi Minh Ville, ou sur ces deux villes à la fois sous forme d’analyse comparative.

Peut-on parler d’un "modèle vietnamien" de ville asiatique ? A la différence de ce que l’on observe en Chine, il semblerait que la "transition urbaine" au Viêt-Nam s’opère de façon moins radicale ou brutale. La capacité d’assimiler des modèles exogènes, la recherche d’une troisième voie entre dirigisme et libéralisme, la prise en compte du patrimoine architectural dans la planification urbaine sont autant de raisons de cette spécificité. Cet ouvrage, par le contenu de ses différents chapitres, et par les propositions de recherche formulées par ses auteurs, devrait être l’un des catalyseurs de la recherche urbaine sur le Viêt-Nam.

Franck Castiglioni, socio-urbaniste, responsable de programmes à l’association Villes en Transition, assure le suivi et la mise en œuvre de projets de développement social urbain dans plusieurs pays en transition et particulièrement au Viêt-Nam depuis 1998 ; il a parallèlement, dans ce cadre, contribué à différents projets de recherche et d’études.

Jean-Michel Cusset, directeur de recherche émérite au CNRS, Laboratoire d’économie des transports, est un spécialiste des transports urbains dans les pays en développement. Il a initié et a participé à plusieurs recherches sur ce thème à Hanoi et à Hô Chi Minh Ville.

Patrick Gubry, démographe, chargé de recherche à l’IRD, UR "Migration, mobilités et peuplement", est un spécialiste des migrations, de l’urbanisation et des relations population-environnement. Il travaille sur le Viêt-Nam depuis une douzaine d’années.

Nguyên Thi Thiêng, directrice-adjointe de l’Institut d’études sur la population et la société (IPSS), Université nationale d’économie à Hanoi, a assuré de nombreuses taches de formation dans le domaine de la population et animé des recherches sur la santé de la reproduction et les mobilités.

Pham Thuy Huong, directrice-adjointe du Centre de développement des ressources humaines, Université nationale d’économie à Hanoi, travaille sur la gestion des ressources humaines, la migration et les relations population-environnement.

Date de parution : 01/03/2006

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/101284144


Gisèle Bousquet & Nora Taylor (sous la dir.), Le Viêt Nam au féminin / Viêt Nam : Women’s Realities, Paris, Les Indes Savantes, 2005, 400 p.

Des chercheurs américains et français se sont réunis pour travailler sur le thème des femmes vietnamiennes. Cet ouvrage nous parle de femmes au pluriel dans le temps, dans l’espace, la société, l’affectivité. Non seulement des femmes (mis à part deux auteurs masculins) écrivent sur les femmes mais des femmes parlent d’elles-mêmes. Plus encore, sur un tel sujet, le travail nous offre des regards croisés, ceux des auteurs : Vietnamiens d’ici et de là-bas, nord-américains.

Parmi les thèmes étudiés : les femmes et l’histoire du Vietnam (la reine mère en politique, les héroïnes, les religieuses catholiques, les sages-femmes...) ; les femmes dans la société contemporaine (enfants, artistes, médiums, entraide urbaine...) ; les femmes vietnamiennes dans la diaspora (USA, France notamment).

Gisèle Bousquet enseigne à l’Université de Berkeley.

Nora Taylor enseigne à l’Université d’Arizona.

Avec les contributions de G. Bousquet, N. Taylor, J. Werner, J.K. Whitmore, Nhung Tuyet Tran, Doan Cam Thi, Pham Thi Kim Dung, N. Krowolski, Nguyen Tung, A.M. Leshkowich, Tran Thi Ngoc Lan, C. Chauvet, H. Phinney, D. Bélanger, Yên Lê Espiritu, L. Trinh Vo, Thuy Vo, Lê Thi Kim Tuyên.

Date de parution : 22/09/2005

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/092261949


Christopher E. Goscha & Benoît de Tréglodé, Naissance d’un Etat-Parti / The Birth of a Party-State : Le Viêt Nam depuis 1945 / Vietnam since 1945, Paris, Les Indes Savantes, 2004, 455 p.

Depuis plus d’une décennie, le champ historiographique dans l’écriture de l’histoire du Viêt Nam actuel est en train de changer s radicalement. Les archives au Viêt Nam, en Chine, en Europe et en Amérique du Nord s’ouvrent, alors que les Vietnamiens publient sans cesse davantage. Ces nouvelles sources participent à un renouvellement des problématiques sur le Viêt Nam contemporain depuis 1945.

A travers quatre fils conducteurs, ce livre s’intéresse à la naissance et l’évolution d’un État-Parti au Viêt Nam depuis 1945 sous des angles originaux en s’appuyant sur des sources souvent entièrement inédites. Comme aucun de ces auteurs n’ambitionne de clore le débat, cet ouvrage contribuera à stimuler de futures recherches et à penser la complexité du processus de formation de l’État-Parti au Viêt Nam un processus qui ne s’est jamais construit par le seul apport extérieur et a été sujet à de continuelles évolutions depuis 1945.

Christopher E. Goscha est spécialiste de l’histoire contemporaine de la péninsule indochinoise, maître de conférences à l’Université de Lyon II et chercheur à l’Institut d’Asie Orientale (CNRS-ENS).

Benoît De Tréglodé est spécialiste du Viêt Nam contemporain, chercheur associé au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Date de parution : 14/10/2004

Présentation sur BBC Vietnamese :
http://www.bbc.co.uk/vietnamese/ent...

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/081539053


Christophe Gironde & Jean-Luc Maurer (dir.), Le Vietnam à l’aube du XXIe siècle. Bilan et perspectives politiques, économiques et sociales, Paris, Editions Karthala / IUED / CRAM, 2004, 353 p.

Cet ouvrage collectif trouve son origine dans un colloque scientifique organisé en avril 2001 à Genève par l’IUED et le CREAM. Les communications initiales ont été élaborées et mises à jour sous forme d’articles, quelques textes supplémentaires venant s’ajouter pour combler certaines lacunes et donner une cohérence d’ensemble à l’ouvrage. L’option choisie a été de couvrir un champ large, donnant au lecteur une vision interdisciplinaire des transformations qui ont caractérisé le Renouveau (doi moi) vietnamien depuis le milieu des années 1980, et des perspectives du pays en ce début de XXIe siècle.

L’ouvrage combine les échelles d’observation macro, et micro, mettant en regard des textes fournissant une appréciation générale de la situation et des grandes tendances à l’œuvre avec d’autres analysant certains des changements en cours et le vécu des populations. Enfin, le fait de faire appel à des universitaires connus, dont certains ayant consacré toute une bonne partie de leur vie à l’étude du Vietnam, et à de jeunes chercheurs, venant souvent tout juste d’achever leur thèse de doctorat, a procédé d’une volonté délibérée de démontrer que la riche et vieille tradition des études vietnamiennes francophones se perpétue et que la relève s’opère. Cela nous a semblé être la meilleure manière de rendre hommage à Pierre Gourou, homme remarquable et scientifique d’exception, auquel bon nombre des auteurs de cet ouvrage sont redevables, et qui a su transmettre aux générations de chercheurs s’étant nourri de ses enseignements sa passion d’un Vietnam auquel il était très attaché.

Christophe Gironde est chargé de cours à l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) de Genève et chercheur à l’institut FAFO Applied International Studies d’Oslo. Spécialisé en économie agricole et rurale, il a achevé en 2001 à l’IUED une thèse de doctorat sur les transformations de l’économie familiale dans le delta du Fleuve Rouge.

Jean-Luc Maurer est professeur à l’Institut universitaire d’études du développement (IUED) de Genève, dont il est également le directeur depuis 1992. C’est un spécialiste du développement économique, social et politique de l’Asie du Sud-Est. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles traitant du développement de cette région, en particulier sur l’Indonésie, pays auquel il a consacré l’essentiel de ses recherches.

Date de parution : 02/05/2004

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/079508979


Vue partielle du contenu

Trinh Van Thao, Les Compagnons de route de Hô Chi Minh. Histoire d’un engagement intellectuel au Viêt-nam, Paris, Karthala, 2004, 320 p.

Ce livre tente de retracer l’itinéraire individuel et collectif des compagnons de route du premier gouvernement présidé par le Président Hô Chi Minh au lendemain de la révolution d’août 1945. Dans cette histoire d’un engagement intellectuel, culture de classe et réseaux de sociabilité ne sont que les deux faces d’une même logique sociale, celle de la socialisation lettrée incarnée er perpétuée par la figure symbolique de Nguyen Trai (1380-1422). Entre le stratège, l’homme d’Etat et l’humaniste du XIVe siècle et les compagnons de route de 1945, interviennent pourtant la fracture coloniale et le passage obligé à la modernité.

Enseignant la sociologie à Amiens puis à Aix-en-Provence depuis 1987, Trinh Van Thao est d’origine vietnamienne. Il a publié de nombreuses contributions portant, pour l’essentiel, sur le comportement des mouvements intellectuels au regard des conjonctures historiques à travers la notion de "génération de conjoncture" : Marx et Engels et le journalisme révolutionnaire (Anthropos, 3 volumes, 1979-1981), Viet Nam du confucianisme au communisme (L’Harmattan, 1990), L’école française en Indochine (Karthala, 1995), L’empire du colonial, Histoire de la colonisation française et des sociétés colonisées (A. Colin 2004).



Date de parution : 01/02/2004

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/077153545


Bertrand de Hartingh, Entre le peuple et la Nation. La République démocratique du Việt Nam de 1953 à 1957, Paris, EFEO, Monographies n° 189, 2003, 585 p.

De 1953 0 1957, le peuple et la nation furent les deux pôles qui déterminèrent le destin de la République démocratique du Viêt Nam. Ces deux concepts permirent à Ho Chi Minh et à ses compagnons d’élaborer l’idéologie qu’ils suivirent et créèrent simultanément. C’est en leurs noms qu’ils revendiquèrent leur légitimité et décidèrent de l’avenir de leur pays.

Mais ces deux concepts posaient une contradiction insoluble. La Nation comme unité des citoyens dans leur combat pour l’indépendance et l’unification du pays impliquait une cohésion qui était précisément rejetée par le concept de peuple, qui impliquait la lutte de certains Vietnamiens contre d’autres.

Comment, entre les deux termes de cette équation, pensèrent et agirent les dirigeants de 1953 à 1957 afin de conquérir l’indépendance du Viêt Nam, d’unifier leur pays, d’établir le socialisme dans le Nord et de faire face à une situation internationale complexe, tel est le sujet de ce livre.

Fondé principalement sur les archives de la République démocratique du Viêt Nam et sur des entrevues avec des témoins vietnamiens, l’ouvrage présente pour la première fois une perspective vietnamienne des années qui transformérent peu à peu le Viêt Nam en terrain d’un conflit aux résonances mondiales.

Date de parution : janvier 2004

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/076629899


Philippe Papin, Viêt-Nam : Parcours d’une nation, Paris, Belin, coll. Asie plurielle, 2003, 207 p. (nouvelle édition)

Porté par une histoire riche en contacts et par une situation géographique exceptionnelle qui le place à la charnière du monde chinois et de l’Asie du Sud-Est, le Viêt-Nam présente encore une étonnante diversité ethnique et culturelle qui n’est pas sans exercer une influence profonde sur les évolutions économiques, politiques et sociales les plus contemporaines.

Marqués par un long millénaire de cohabitation avec le grand voisin chinois, les Vietnamiens ont ensuite tracé leur propre chemin, du Nord au Sud puis d’Est en Ouest, tâchant en permanence de consolider l’espace national et de promouvoir une culture politique originale qui, en articulant les villages sur la cour impériale et le monde rural sur celui des mandarins, a permis de réunir en un sort commun les mille et une facettes de cette mosaïque de peuples et de territoires.

Le Viêt-Nam d’aujourd’hui, désormais en paix mais livré à lui-même depuis la chute du bloc de l’Est, est confronté à de nouveaux défis que l’auteur propose d’aborder sous l’angle de la perspective historique, seule capable de faire comprendre les enjeux, ressorts et limites de la difficile mutation qui s’accomplit aujourd’hui.

Philippe Papin, directeur d’études à l’École pratique des Hautes Etudes, est l’auteur d’une Histoire de la ville de Hanoi (Fayard, 2001) et d’une réédition critique de C.A. Hocquard, Une campagne au Tonkin (Arléa, 1999). Ses recherches portent sur l’épigraphie et les stèles de donation qui permettent de mieux connaître la société rurale vietnamienne des XVIIe et XVIIIe siècles.

Date de parution : 20/11/2003

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/076160807


Mathieu Guérin, Andrew Hardy, Nguyen Van Chinh, Stan Tan Boon Hwee, Des montagnards aux minorités ethniques. Quelle intégration nationale pour les habitants des hautes terres du Viêt Nam et du Cambodge ?, Paris, L’Harmattan / Irasec, 2003, 354 p.

Comment peut-on être vietnamien sans être viêt ; être cambodgien sans être khmer ? C’est la question qui se pose aux Jaraï, Brou, Mnong et autres Stieng, populations autochtones des hauts plateaux, à la frontière entre les deux pays. Ces peuples, longtemps indépendants sur les hautes terres de la chaîne Anamitique, doivent aujourd’hui faire face à des mouvements migratoires sans précédent. Les nouveaux venus, colons des plaines, fonctionnaires, forestiers, commerçants, planteurs de café, gagnent peu à peu sur leurs terres, bouleversant fondamentalement leur mode de vie. Contraints à l’intégration, les habitants des hauts plateaux se battent pour éviter une assimilation pure et simple ; pour que leurs cultures ne soient pas sacrifiées sur l’autel du développement national. Ce livre fait émerger les enjeux de leurs revendications et des réponses qui leur sont apportées par les gouvernements du Cambodge et du Viêt Nam.

Mathieu Guérin est professeur certifié d’histoire géographie. Il a vécu quatre ans au Cambodge entre 1997 et 2001 et prépare actuellement à l’Université Paris VII un doctorat sur la "pacification" des aborigènes du sud de la péninsule Indochinoise à l’époque coloniale.

Andrew Hardy est chercheur à l’École française d’Extrême-Orient à Hanoi depuis 2002. Après avoir soutenu son PhD à l’Australian National University, il a été lecteur à la National University of Singapour. Ses recherches sont axées sur l’histoire des migrations au Viêt Nam. Il est l’auteur de Red Hills : Migrants and the State in the Highlands of Vietnam (University of Hawaii Press, 2003).

Nguyên Van Chinh est professeur à la faculté d’anthropologie de l’Université Nationale du Viêt Nam à Hanoi. Ses recherches portent aujourd’hui sur le travail des enfants, l’éducation, les minorités et le développement rural. Il est titulaire d’un doctorat de l’Université d’Amsterdam.

Stan Tan Boon Hwee prépare un PhD dans le cadre de l’Australian National University de Canberra. Il est également chercheur associé du programme d’études sud-est asiatiques de l’Université de Singapour. Il poursuit des recherches sur la société rurale du Viêt Nam depuis 1997.

Date de parution : 01/11/2003

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/075208644


Emmanuel Poisson, Mandarins et subalternes au nord du Vietnam. Une bureaucratie à l’épreuve, 1820-1918, Paris, Maisonneuve et Larose, coll. L’Asie en perspective, 2004, 355 p.

L’étude de la bureaucratie au Viêt Nam de l’indépendance au protectorat français était une gageure pour l’historien, tant la prégnance de certains stéréotypes conceptuels y décourageait a priori toute remise en cause. Aussi bien l’historiographie coloniale ou colonialiste, captive des représentations forgées par les philosophes des Lumières, que celle d’inspiration nationaliste et anticolonialiste, prisonnière des clichés véhiculés par les missionnaires et les lettrés modernistes, ont privilégié la logique de la rupture introduite par la conquête dont auraient nécessairement dérivé un bouleversement sociologique et une cassure institutionnelle en deux systèmes de pouvoir : les autorités françaises et leurs auxiliaires, la cour de Huê et le mandarinat.

Au-delà de la vision idéaliste et des excès polémiques, il y avait place pour une sociologie historique de la bureaucratie. Un élargissement et une diversification des sources ont permis d’échapper au prisme des textes normatifs et des représentations : le livre s’appuie sur un corpus de 1272 curriculum vitae d’administrateurs et des notes, correspondances, lettres et pièces de procès qui forment autant de facettes d’une littérature souvent négligée. Loin d’être amorphe, la société vietnamienne a investi de ses propres stratégies de carrières et projets de réforme les institutions d’un pouvoir hybride en construction. L’auteur a pu saisir le pouvoir là où il devient capillaire ou interstitiel, celui de l’infrabureaucratie des employés sans laquelle ne pouvait s’exercer l’autorité mandarinale.

L’ouvrage aidera à mieux appréhender les débats contemporains : la rénovation des pouvoirs locaux et la réflexion sur une meilleure articulation entre le centre et ses appareils périphériques ne constituent-ils pas l’enjeu essentiel de la réforme de l’Etat au Viêt Nam.

Date de parution : 05/10/2003

Dans une étude bien documentée et fondée sur des sources en langue vietnamienne - ce qui nous change des habituelles études sur l’Indochine réalisées à partir des sources coloniales -, Emmanuel Poisson s’attaque à un certain nombre de stéréotypes sur les bureaucraties mandarinales au XIXe et au début du XXe siècle. On accusa celles-ci de corruption, d’inefficacité et de conservatisme ; elles auraient été la principale cause du désastre face aux Français, une courroie « collaborationniste » du pouvoir colonial...

Emmanuel Poisson montre comment l’élite locale, loin d’avoir été instrumentalisée par les Français, a souvent fait preuve d’esprit réformateur, cherché à moderniser les pratiques sociales pour les exploiter à son avantage et agi dans le sens d’un nationalisme progressiste. Les sociétés asiatiques précoloniales ou colonisées ne furent pas des sociétés immobiles ou amorphes. Les élites de lettrés développèrent des stratégies autonomes par rapport au pouvoir colonial. Elles s’informèrent, arbitrèrent, commandèrent. Au Tonkin, on voit même ces élites utiliser le pouvoir colonial pour reconquérir certaines positions perdues sous les Nguyen.

En fait, au Tonkin comme en Annam, le mandarinat se prolongea et se renforça sous la domination française. Au-delà de 1920, en revanche, le raidissement du pouvoir colonial face aux élites locales les poussa à avoir recours à d’autres stratégies.

Voilà qui interroge grandement sur la nature profonde des bouleversements sociaux qui touchèrent le pays au milieu du XXe siècle.

Source : http://www.histoire.presse.fr/conte...

Présentation sur BiblioMonde : http://www.bibliomonde.com/livre/ma...

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/079926304


Charles Fourniau, Vietnam. Domination coloniale et résistance nationale (1858-1914), Paris, Les Indes Savantes, 845 p.

Le Vietnam occupe une place particulière dans ce qui fut l’empire colonial français, et insuffisante dans notre historiographie. De nombreux points demandent à être étudiés de plus près : Comment s’est faite la conquête des différentes parties du Vietnam par la France, et comment ont été mises en place les premières phases de l’exploitation, puis les tentatives de "coopération indochinoise" ? Pour répondre à ce questionnement, il fallait suivre chronologiquement et à partir de la multitude des sources, notamment d’archives, les spécificités complexes des 56 premières années de ce contact franco-vietnamien. Cet ouvrage s’efforce d’étudier conjointement les aspects essentiels de l’affrontement de la domination coloniale et du mouvement national vietnamien. L’étude approfondie de ces premières phases du contact franco-vietnamien intéresse donc :

- L’histoire nationale, politique, économique et culturelle du Vietnam.

- L’histoire générale du colonialisme français dont l’Indochine était un des fleurons.

- L’histoire des évolutions politiques intérieures françaises (rôle de Napoléon III, chute de Jules Ferry, rôle des gambettistes, des radicaux...).

- L’histoire des relations internationales en Asie (guerre franco-chinoise, chemin de fer du Yunnan...).

Malgré les avancées importantes de l’historiographie récente, des aspects déterminants étaient encore à préciser, en en renouvelant, au moins partiellement, la périodisation et les problématiques. Il n’en reste pas moins que cette étude pose par elle même une multitude de questions, et signale d’immenses et multiples champs de recherche.

Charles Fourniau, Agrégé d’histoire, Docteur d’État en Histoire (thèse sur la conquête de l’Annam et du Tonkin 1885-1896), a séjourné longuement au Vietnam au cours des 40 dernières années. Dans le cadre de l’EHESS, il a animé à Marseille un séminaire sur l’histoire coloniale du Vietnam, contribuant au renouveau des études sur le contact franco-vietnamien. Charles Fourniau est Président de l’Association d’Amitié Franco-vietnamienne.

Date de parution : 15/04/2003

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/060897813


Philippe Papin, Histoire de Hanoi, Paris, Fayard, coll. Histoire des grandes villes du monde, 2001, 404 p.

Palais, pagodes, maisons coloniales, bâtiments d’inspiration soviétique : l’histoire de Hanoi, jusqu’à la plus récente et la plus douloureuse, se déroule entre Asie et Occident. Longtemps sous la tutelle de la Chine, la « cité du dragon qui s’élève » prit son essor à partir de 1010. Au fil des siècles et des dynasties, elle devient une véritable cité impériale et connaît son âge d’or au xve siècle, sous la dynastie des Lê, qui marque l’apogée du confucianisme. Lettrés et mandarins animent alors une cour fastueuse dont les dépenses enrichissent la cité civile, tandis que les « académiciens » de la Forêt de pinceaux répandent sa renommée au-delà des fron-tières du pays.

Malgré les révolutions de palais qui s’y succèdent, la métropole du Tonkin impressionne les premiers voyageurs occidentaux qui débarquent sur les rives du fleuve Rouge au XVIIe siècle. Désormais Hanoi est la « cité des trente-six rues », la ville des marchands et des artisans, celle des joailliers, des tisseurs de soie, des fabriquants de laque, de papier et de tambours. Elle perd son statut de capitale au début du xixe siècle et, paradoxa-lement, ne le retrouve qu’après être tombée aux mains des Français. Pendant un long demi-siècle, elle est le coeur de l’Indochine. De ce passé colonial Hanoi a gardé de grandioses édifices publics et d’innombrables villas qui, à l’heure de la République socialiste du Viêt-nam, font désormais partie de son patrimoine à côtés de ses « villages », de ses phuong ou du temple de la Littérature.

Malgré les multiples blessures que lui a infligées l’histoire, conserve un riche patrimoine qui en fait une ville unique parmi les métropoles du Sud-Est asiatique. Grand centre religieux, son rayonnement culturel est immense, comme en témoigne encore le temple de la Littérature, dédié à Confucius, qui abritait la première université nationale.

Philippe Papin, normalien, réside depuis dix ans à Hanoï où il est responsable du Centre de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO).

Date de parution : 27/02/2001

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/055739423


Nguyen Khac Vien, Vietnam, une longue histoire, Paris, L’Harmattan, coll. Recherches asiatiques, 1999, 504 p.

De la préhistoire aux dernières années du XXe siècle, cet ouvrage nous conte la Longue marche du Peuple vietnamien, l’émergence et la formation de la culture et de la nation vietnamiennes. Une histoire riche en péripéties, écrite dans un style clair, concis : l’engagement militant de l’auteur sans nuire à l’objectivité de l’histoire confère à l’ouvrage une facture particulière.

Avec d’autres publications, cette "longue histoire" a valu à l’auteur le Grand Prix de la Francophonie 1992 décerné par l’Académie française.

Nguyễn Khắc Viện (1913-1997), issu d’une famille de lettrés, est originaire de la province de Ha Tinh. En 1934, il obtient trois Baccalauréats (Baccalauréat métropolitain à Hanoi, les deux autres locaux l’un en mathématique, l’autre philosophique). De 1934 à 1941, il fait des études de médecine d’abord à Hanoi puis en France à la Faculté de Médecine de Paris. De 1940 à 1941, il obtient un doctorat en pédiatrie et un doctorat en médecine des pays tropicaux de la Faculté de Médecine à Paris.

D’abord militant dans les camps des ouvriers non spécialisés vietnamiens (ONS) de toute la France, il sera le compagnon de route infatigable et un ardent défenseur du communisme vietnamien. Expulsé de France en 1963 pour cause politique, il devient responsable des activités de Relations étrangères du Gouvernement Vietnamien. De 1964 à 1984, il est Membre du Comité national des Relations étrangères du Vietnam, directeur des Editions de Langues étrangères de Hanoi, fondateur de la revue trimestrielle Etudes Vietnamiennes et du journal hebdomadaire Le Courrier du Vietnam.

En 1989, il fonde le Centre d’Etude de Psychologie infantile (Fondation NT), ONG à vocation scientifique, sans but lucratif, à base du volontariat et de la coopération avec Consultations médico-psycho-pédagogiques et sociologiques gratuites. Il publie plusieurs ouvrages de psychologie infantile et de psychopathologie de l’enfant en vietnamien pour formations des psychologues de différents échelons pour le Vietnam.

Date de parution : 1999 (autre tirage en 2001)

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/04830428X


Nguyen Van Ky, La société vietnamienne face à la modernité. Le Tonkin de la fin du XIXè siècle à la seconde guerre mondiale, Paris, L’Harmattan, 1995.

Ce survol historique s’inscrit dans le cadre des mutations sociales et culturelles provoquées par l’entreprise colonisatrice au Vietnam. La rencontre forcée des deux cultures a produit des effets inattendus. A défaut de se libérer du régime colonial, journalistes et romanciers, poètes et dramaturges s’appropriaient de nouvelles armes pour se retourner contre leur propre passé en esquissant les contours d’une société moderne capable de libérer l’individu du poids de la tradition.

Si ravageuses fussent-elles, les critiques du passé traditionnel n’arrivaient pas à franchir les frontières des centres urbains pour atteindre la campagne qui observait toujours ses pratiques et ses coutumes ancestrales rythmées par les fêtes, dictées par les cultes, cadencées par les réjouissances diverses.

Au-delà des querelles sur les bienfaits ou les méfaits de la colonisation, la réalité historique n’en demeure pas moins difficile à saisir dans sa globalité.

Nguyen Van Ky est un chercheur vietnamien spécialiste de l’histoire sociale du Viêt-Nam contemporain. Il est l’auteur d’un ouvrage de recherche sur Hanoi.

Date de parution : 1995

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/003512398


Nguyen The Anh, Monarchie et fait colonial au Viêt-Nam (1875-1925). Le crépuscule d’un ordre traditionnel, Paris : L’Harmattan, Recherches Asiatiques, 1992, 311 p.

En remettant en question toute la conception traditionnelle vietnamienne de l’univers, le fait colonial a encore fait formuler le problème du devenir politique de la nation vietnamienne, habituée dès l’aube de son histoire à trouver un facteur de cohésion dans son intitution monarchique. Il importe ainsi de déchiffrer l’évolution, sous l’impact colonial, d’un principe qui, pour avoir régi la vie politique de ce pays confucianisé pendant un millénaire, devait constituer le lien entre l’Etat dynastique du passé et l’Etat national restant à construire. Les mutations que le régime colonial a fait subir à l’institution monarchique vietnamienne de 1875 à 1925 font donc l’objet d’une analyse détaillée dans cet ouvrage : remodelage aux conséquences incalculables car, entraînant progressivement et insidieusement la déchéance de la monarchie, il l’a mise dans l’incapacité de continuer à légitimer les expressions de la conscience nationale. Toute l’orientation ultérieure du sentiment national allait découler de ce divorce de la monarchie d’avec son peuple.

Contenu :
La situation à la fin du règne de Tu-Duc (1875-1883) — Un pays dans un état d’épuisement extrême — La cour et le gouvernement de Hué — Les déboires d’une politique extérieure dépassée par les circonstances — L’interrègne de 1883-1884 — La succession de Tu-Duc — La reconnaissance du protectorat français — La dissolution de la fonction royale — La fin de la monarchie indépendante — L’application du traité du 6 juin 1884 — Le resserrement des mailles du filet — La perte de la souveraineté nationale — Le règne de Dong-Khanh et la mise en place du protectorat (1885-1889) — La cour de Hué sous Dong-Khanh — Le mouvement Can Vuong jusqu’à la capture de Hàm-Nghi — La mise en tutelle de la monarchie (1889-1907) — La détérioration de l’image de marque de la royauté — La fin de la résistance armée — La pénétration dans les rouages de l’administration royale — Le parachèvement de la déchéance de la monarchie — La mise en cause de l’appareil d’État traditionnel — Duy-Tân ou l’inanité du refus de l’humiliation (1907-1916) — Un début de règne mouvementé — Le gouvernement général dans ses rapports avec la cour — La fin du règne de Duy-Tân — Khai-Dinh et la mise à mort définitive de l’ordre confucéen (1916-1925) — Protectorat et gouvernement protégé sous Khai-Dinh — Le dilemme entre l’acceptation de l’impôt et le refus de l’ordre colonial — La mort de Khai-Dinh et la convention du 6 novembre 1925.

Ancien Recteur de l’Université de Huê, ancien professeur à la Faculté des Lettres de Saigon, Nguyê Thê Anh est actuellement Directeur d’Etudes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (IVe section), après avoir été Directeur de Recherche au CNRS. Il est l’auteur de nombreux travaux sur l’histoire du Viêt-Nam.

Date de parution : 1992

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/002740249


Daniel Hémery, Ho Chi Minh, de l’Indochine au Vietnam, Paris : Gallimard, Découvertes Gallimard - Histoire, 1990.

Saigon, été 1911. Un jeune Vietnamien quitte l’Indochine que les Français édifient depuis un demi-siècle. À la recherche de lui-même, en quête de sa patrie.

Trente ans plus tard, le voyageur franchit la frontière du Tonkin. La colonisation ne résiste pas à l’épreuve de la Seconde Guerre mondiale. Dans sa débâcle, surgit le Vietnam. Patrie retrouvée, dans l’Indochine en flammes, au terme de la plus longue révolution du siècle, indissociable d’une figure, celle de Ho Chi Minh.

L’historien Daniel Hémery retrace les destins mêlés d’un homme et d’un pays.

CR de lecture de Stéphane Mantoux sur Historicoblog : http://historicoblog3.blogspot.fr/2...

X

Date de parution : 1990.
Contient un choix de témoignages et documents. Autres tirages : 1995, 1997, 1998, 1999, 2000, 2002, 2004.

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/002037793
Nouvelle édition de 2013 : http://www.sudoc.fr/181857286


Lê Thành Khôi, Histoire du Viêt Nam, des origines à 1858, Paris : Sudestasie, 1982.

Parmi les nombreuses publications de Le Thanh Khoi, on distingue : L’Histoire du Vietnam : Des origines à 1858, publié à Paris en 1982 qui se compose de huit chapitres dont une grande partie est consacrée au Vietnam ancien et médiéval. Cette oeuvre est considérée comme livre de référence pour la multitude de renseignements qu’elle apporte sur l’histoire du Vietnam. Traduit en vietnamien et publié à Hanoi pour la première fois en 2014 !

A savoir : l’ouvrage, publié en 1982, a été achevé en septembre 1971.

CR de lecture de Pierre Brocheux sur Persée :

Brocheux Pierre. Lê Thânh Khoi, Histoire du Vietnam des origines à 1858, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1983, vol. 38, n° 2, pp. 323-324.

url : http://www.persee.fr/web/revues/hom...

Date de parution : Cop. 1981 ; DL 1982.
Autres tirages : 1987, 1992, 2000. Médaille de vermeil de la francophonie, Académie française, 2003.

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/001165917


Pierre-Richard Feray, Le Viêt-nam au XXe siècle, Paris : Presses Universitaires de France, coll. L’Historien, 1979.

Le projet ambitieux de ce livre est de montrer que, sous l’événement Viêt-Nam, objet de tant d’écrits, c’est le processus historique et révolutionnaire de constitution d’une nouvelle nation qu’il est intéressant de comprendre. Si l’unité de ce peuple s’impose à l’évidence, elle n’en demeure pas moins l’émanation d’une dialectique, à la fois subtile et violence, entre l’Etat et le social, la culture officielle et la populaire, l’exogène et l’endogène, les forces de conservation et de rupture, bref l’Ancien et le Nouveau. C’est cette continuité historique qui confère à la colonisation occidentale toute sa spécificité : elle s’intègre au devenir d’une nation qu’elle marque profondément en rompant les équilibres traditionnels (aux plans économique, social, culturel), puis en essayant de les rétablir, face à la révolution en marche.

Tradition, Colonisation, Révolution, voilà les trois concepts constitutifs de l’histoire d’un peuple à la recherche de son identité contemporaine (quelles formes prendront la démocratie et le socialisme au Viêt-Nam ?) ; de son équilibre qui ne peut négliger les phénomènes d’acculturation (quelle sera la nouvelle culture ?) ; de son développement, nécessairement celui d’une synthèse entre la science occidentale, les contraintes imposées par une guerre dévastatrice et les besoins profonds du peuple. De toute façon, l’histoire du Viêt-Nam, même révolutionnaire, ne peut s’écrire sur une "page blanche".

Ce livre sera utile s’il aide l’Occidental à questionner, sans jugement hâtif ni indulgence partisane, donc suspecte, le Viêt-Nam du dedans de ces problèmes, à partir d’une réalité complexe et de questions que les dirigeants vietnamiens se posent, et non par référence à un système de valeurs - le sien, lequel, comme le naturel du fameux proverbe, revient au galop après qu’on l’eut chassé.

Pierre-Richard Féray, Docteur d’Etat ès Lettres, directeur du Centre d’Etudes et de Recherches de l’Asie Orientale Contemporaine (UER-Civilisations à Nice), est maître-assistant d’histoire à l’Université de Nice [1979].

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/00024645X


Daniel Hémery, Révolutionnaires vietnamiens et pouvoir colonial en Indochine : communistes, trotskystes, nationalistes à Saigon de 1932 à 1937, Paris : François Maspéro, Bibliothèque socialiste, 1975.

La guerre populaire vietnamienne a été précédée et préparée par des combats politiques prolongés. Au lendemain des soulèvements de 1930-1931, le mouvement communiste vietnamien parvient à ouvrir un nouveau front : celui des luttes légales, combinées avec l’action clandestine, menées en commun par des militants du Parti communiste indochinois, de l’Opposition trotskyste et de la gauche nationaliste. La nouvelle orientation débouche sur le Congrès indochinois et sur les grande sgrèves de 1936-1937. Elle se fonde aussi sur l’hypothèse internationaliste d’une convergence croissante entre le mouvement national et la levée des ouvriers français.

Mais la France de 1936 est loin du Vietnam, la jonction espérée ne se réalise pas. Les aspirations nationales sont mises en échec par la politique néo-coloniale du gouvernement du Front populaire. Alors se dessine l’issue extrême qu’évoque l’adage vietnamien : "Le peuple ne craint plus la mort. A quoi bon se serveir de la mort pour l’intimider ?".

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/000104000