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Accueil du site > Articles & Publications > Publications sur les guerres Viêt-Nam / Indochine

Publications en langue française sur les guerres du Viêt-Nam et d’Indochine

par VLC - 23 mai 2014

Marcelino Truong, Une si jolie petite guerre : Saigon 1961-63, Paris, Denoël, 2012, 269 p.

En 1961, John F. Kennedy devient le 35e président des États-Unis. Décidé à endiguer le communisme en Asie, il lance le Projet Beef-Up, destiné à renforcer l’aide militaire américaine au Sud-Vietnam. C’est dans ce contexte que Marcelino Truong et sa famille arrivent à Saigon. Sa mère est malouine, son père vietnamien. Directeur de l’agence Vietnam-Press, Truong Buu Khanh fréquente le palais de l’Indépendance où il fait office d’interprète auprès du président Ngô Dinh Diêm, chef d’un régime autoritaire pris dans ses contradictions, entre nationalisme, rejet du passé colonial, influence chrétienne et antimarxisme virulent.

Fasciné par l’armement lourd débarqué des gros porteurs US, par la multiplication des attentats et des coups d’État, Marcelino pose un regard d’enfant sur cette guerre en train de naître qui ressemble à un jeu, une si jolie petite guerre d’une forme inconnue, où l’opinion mondiale prendra toute sa part. Mêlant l’histoire familiale à la grande Histoire, il brosse un portrait intime de Saigon, redonne vie à une époque et à des événements qui ont fait basculer le cours du monde et réussit un roman graphique palpitant, où les causes de la plus humiliante défaite de l’Amérique sont examinées avec justesse et équité depuis le camp des vaincus.

Source : Denoël

Date de parution : 18/10/2012

- Reviews on diaCRITICS

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/166113026


Jean-Marc Le Page, Les services secrets en Indochine, Paris, Nouveau Monde Editions, coll. Le grand jeu, 2012, 522 p.

L’affaire de l’opium, le trafic des piastres, les drames de Diên Biên Phu ou de la RC4, le "Roi Jean" : dans tous ces épisodes, les services de renseignement français ont joué un rôle majeur. Lorsque le corps expéditionnaire français débarque sur les quais de Saigon, le commandement ignore qu’il s’engage dans un conflit de huit années.

La guerre que les Français vont mener dans les villes, les rizières ou les montagnes calcaires de la Haute-Région n’a rien à voir avec les guerres européennes qu’ils connaissent. Les services français vont devoir réinventer leurs techniques et méthodes pour réduire l’influence de leur adversaire, aussi bien les divisions de choc du corps de bataille de la République démocratique du Viêt Nam, que les agents, membres des comités d’assassinats, qui sèment la terreur dans les villes et campagnes d’Indochine.

Le 2e bureau, le SDECE, la Sûreté doivent faire preuve d’une grande ingéniosité : ils écoutent et décryptent les communications, ils intoxiquent les services adverses, épient les mouvements de l’adversaire. Ils dirigent des centaines d’agents et d’informateurs qui doivent s’infiltrer en territoire contrôlé par le Viêt-minh. Parfois, ils se compromettent gravement pour pallier leur manque de ressources ou pour trouver des informations auprès de "rebelles" qui ne souhaitent pas les leur livrer : guerre de l’opium, emploi de la torture, etc.

Les officiers de renseignement croisent sur leur route les "alliés" des autres services occidentaux et en premier lieu les "Américains pas toujours tranquilles" de la jeune CIA qui font leur apprentissage de la guerre au Viêt Nam. Entre les services, la coopération s’accompagne de suspicion. Les services en Indochine constituent un vaste archipel du renseignement décrit pour la première fois avec précision par un historien ayant eu accès à de nombreuses archives inédites.

Jean-Marc Le Page est docteur en histoire, diplômé de l’IEP de Paris. Spécialiste de l’histoire du renseignement et de la guerre d’Indochine, il a publié de nombreux articles sur ces questions et participé à l’ouvrage Les espions français parlent (Nouveau Monde éditions, 2011). Il est actuellement professeur d’histoire-géographie dans les Côtes d’Armor.

Date de parution : 01/03/2012

- Interview : http://lignesdedefense.blogs.ouest-...

Notice SUDOC :


John Prados, La guerre du Viêt Nam 1945-1975, Paris, Librairie Académique Perrin, 2011, 833 p. (Traduction de Johan-Frédérik Hel Guedj)

Traduction française de : John Prados, Vietnam : The History of an Unwinnable War, 1945-1975, Lawrence, Kansas : University of Kansas Press, April 2009. Modern War Studies. 704 p., 48 photographs.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la chute de Saigon en 1975, John Prados livre le seul récit complet et la première analyse globale de la guerre du Viêt Nam. S’appuyant sur des documents récemment déclassifiés et un large éventail de sources vietnamiennes et internationales, l’auteur peint une fresque magistrale où idéologies et armées s’entrechoquent. Il explique comment et pourquoi les différentes présidences américaines, de Truman à Nixon, en passant par Kennedy et Johnson, ont à la fois mal interprété les réalités nord-vietnamiennes, mal compris leurs alliés sud-vietnamiens, méprisé le mouvement antiguerre et négligé l’impact croissant des médias sur l’opinion.

Engagés dans un conflit qu’ils ne pouvaient gagner, les républicains comme les démocrates n’ont pas su puis pu sortir du scénario tragique dans lequel sombrait l’Amérique. Tour à tour récit enlevé, essai novateur et témoignage personnel émouvant, cette oeuvre monumentale dresse le bilan définitif d’une guerre novatrice qui bouleversa les Etats-Unis et modifia l’équilibre planétaire.

Directeur de recherche au National Security Archive de l’université George Washington, John Prados est unanimement reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire diplomatique et militaire américaine. Auteur d’une quinzaine de livres, dont trois figurent sur les listes du prix Pulitzer, La Guerre du Viêt Nam est son deuxième ouvrage à paraître en français, après Les Guerres secrètes de la CIA.

Date de parution : 06/10/2011

- Table ronde avec des spécialistes américains in H-Diplo Roundtable Review : http://www.h-net.org/ diplo/roundta...

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/156071215


Philippe Franchini, Les Guerres d’Indochine. Tome 1 : De la conquête française à 1949, Paris, Tallandier, Texto, 670 p. (réédition en poche)

Au commencement, ce n’était qu’une histoire de conquêtes, d’empire et de libertés. Une histoire de fractures, de révolte et de crise. En somme, une histoire de colonisation républicaine. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonisateur français devient l’agresseur. La naissance des nationalismes en Extrême-Orient et plus encore l’arrivée des communistes au pouvoir en Chine transforme alors une guerre d’indépendance en un inextricable conflit international. De la conquête coloniale au XIXe siècle à 1949, le premier opus des Guerres d’Indochine retrace les fondements historiques de la présence française jusqu’à l’engrenage du conflit international.

Né à Saigon d’une mère vietnamienne et d’un père corse, Philippe Franchini est l’auteur d’une vingtaine d’essais historiques et romans sur ces deux cultures : l’Asie et la Corse. Il a par exemple publié Le Sacrifice de l’espoir, Cambodge, Laos, Viêt Nam (Fayard, 1998) ou Tonkin, colonie et nation : le delta des mythes 1873-1953 (Autrement, 1992). Philippe Franchini a le mérite rare de conjuguer la mémoire du témoin privilégié (son père étant le propriétaire du Continental Saigon, il y a vu se bousculer pendant trente ans tous les acteurs de la scène indochinoise), le talent de l’écrivain et le sérieux de l’historien (il s’appuie sur une documentation irréprochable).

Date de parution : 25/08/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/154701211


Philippe Franchini, Les Guerres d’Indochine. Tome 2 : De 1949 à la chute de Saigon, Paris, Tallandier, Texto, 783 p. (réédition en poche)

Le conflit qui s’était engagé entre la France et la perle de son empire colonial à la fin de la Seconde Guerre mondiale se déplace sur la scène internationale à partir de 1949. En 1954, la défaite française de Diên Biên Phù au cours de la bataille la plus meurtrière et la plus longue de la guerre froide conduit à une paix de Genève au goût amer qui met fin à la présence française en Indochine. Les Etats-Unis prennent la relève de la France, ouvrant un nouveau chapitre de drames. Ce deuxième opus des Guerres d’Indochine revient sur l’internationalisation du conflit, de 1949 à l’épisode apocalyptique de la chute de Saigon en 1975.

Né à Saigon d’une mère vietnamienne et d’un père corse, Philippe Franchini, romancier et historien, est l’auteur d’une vingtaine d’essais historiques et romans sur ces deux cultures.








Date de parution : 25/08/2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/154701211


Les enseignements de la guerre d’Indochine (1945-1954), rapport du général Ely, tome 1, SHD, coll. Références, 2011, 404 p.

Rédigé au lendemain de la guerre dans le but de tirer les leçons de la défaite, le "rapport Ely" constitue aujourd’hui un document exceptionnel sur l’expérience et les combats vécus par les forces françaises en Indochine. Cette édition est précédé d’une introduction restituant les grandes phases du conflit, ainsi que le contexte ayant présidé à la rédaction des Enseignements de la guerre d’Indochine.

Au cours des dix années qu’a duré la guerre d’Indochine, les forces de l’Union française ont perdu au combat près de 100 000 hommes dont plus de 20 000 métropolitains. Premier conflit de la décolonisation, cette guerre se distingue par l’étroite relation entre les questions militaires et politiques, mais également par l’implication de la population, laquelle est à la fois un enjeu et un acteur de la guerre. Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en 1954, des officiers supérieurs tentent de comprendre les raisons de la défaite et s’interrogent sur les notions de guerre psychologique, de guérilla et d’action subversive, dans l’espoir de dégager les principes fondamentaux de la guerre révolutionnaire menée par l’ennemi et de proposer des moyens de la combattre. Alors commandant en chef en Indochine, le général Ély cherche avant tout à fournir aux officiers du Corps expéditionnaire, un document de travail qui présente les enseignements des combats qui se sont déroulés entre 1945 et 1954, et puisse constituer un outil efficace en cas de reprise des hostilités avec le Viêt-minh. Les leçons de ces années de lutte, l’analyse des échecs comme des succès français doit permettre de répondre de la manière la plus adaptée aux méthodes employées par l’ennemi.

Ce travail connaît son aboutissement un an plus tard avec la parution de deux fascicules. Consacré aux aspects opérationnels et tactiques de la guerre, un premier fascicule (auquel correspond l’édition de ce premier volume) étudie les différentes formes de guerre qui ont caractérisé la campagne (guerre psychologique, guerre en surface, opérations aéroportées...), ainsi que l’adaptation des armes et des services présents sur le théâtre d’opérations indochinois. Un second fascicule (qui fera l’objet du deuxième volume de la présente édition) répond quant à lui plus directement au contexte de la guerre froide, en présentant les procédés de combat propres à la guerre révolutionnaire, ainsi que les améliorations à apporter dans l’emploi tactique des armes dans l’hypothèse d’un conflit contre un adversaire communiste.

Rarement exploités par l’historiographie contemporaine, les Enseignements de la guerre d’Indochine n’ont plus connu de réédition depuis leur diffusion en 1955. Détenteur des archives des armées, le Service historique de la Défense entreprend aujourd’hui de présenter au public, civil comme militaire, ce texte fondamental, précédé d’une introduction rappelant le contexte de la guerre et celui qui préside à la rédaction de ce que les militaires désignèrent rapidement sous le nom de « rapport Ély » et qui mérite une place particulière dans les écrits consacrés au retour d’expérience des guerres menées par la France dans ses colonies.

Cette édition est présentée par le capitaine Ivan Cadeau, chercheur à la Division études enseignement et recherche du Service historique de la Défense et docteur en histoire après une thèse soutenue en 2010 sur l’arme du génie pendant la guerre d’Indochine.

Le tome 2 paraîtra en 2012. Source :
http://www.servicehistorique.sga.de...

Date de parution : avril 2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/152438238


Jacques Valette, Salan contre le Viêt-Minh. Pays Thaï et Laos, 1952-1953, Sceaux, L’Esprit du Livre Editions, coll. Histoire & Mémoires combattantes, 2011, 161 p.

Retour sur une campagne oubliée de la guerre d’Indochine qui a favorisé le rejet par les Thaïs et les Laotiens de la domination vietnamienne et a mis en lumière les insuffisances de l’armée française dans la péninsule. En octobre 1952 l’armée viêt-minh, conseillée par les Chinois, attaque la frontière entre le Tonkin et le Pays Thaï, s’empare de quelques postes français et fonce sur le Laos, sans que les mouvements de troupes aient été repérés par les Français. Sous le commandement en chef du général Salan, la guerre change de dimension : le conflit, centré sur le delta du fleuve Rouge, au nord de la péninsule, devient une offensive visant le Mékong et le Sud. II ne cessera qu’en 1954, avec la fin des combats.

Salan ignorait les projets stratégiques de Giap : bloquer les Français dans le delta pour conduire l’offensive principale, au cours de l’hiver 1952-1953, dans les régions montagneuses du Nord-Ouest, utiliser la "résistance laotienne" des Lao Issara, favorables au Viêt-minh, pour concentrer des renforts venant d’autres régions. Il fallait profiter de l’approche de la saison sèche, de l’incapacité des Français à lancer une grande opération pour libérer une partie de ce territoire et favoriser la révolution laotienne. Outre le Pays Thaï, c’est bien le Laos qui était ciblé. Cette campagne qui dure moins d’une année (entre 1952 et 1953) n’aura pas d’effet sur l’issue de la guerre d’Indochine.

De nos jours, elle est presque oubliée, masquée par la bataille de Dien Bien Phu. Elle a pourtant cristallisé le rejet par les Thaïs et les Laotiens de la domination vietnamienne et communiste, et mis en lumière à la fois les insuffisances matérielles de l’armée en Indochine et la qualité des intuitions stratégiques du commandement. II en reste le souvenir de la victoire tactique de Na San.

Jacques Valette est agrégé de l’Université, docteur ès-Lettres et professeur honoraire des Universités, spécialiste de l’histoire de la colonisation et de la décolonisation. Grâce à son accès privilégié aux archives du général Salan, il a publié à L’Esprit du livre éditions : Le 13 Mai du général Salan (2008), La guerre d’Algérie du général Salan, 1945 ; Le général Salan dans le piège indochinois et Salan, délégué général en Algérie ; La fin de l’illusion (2010).

Date de parution : 31 mars 2011

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/15544395X


Christopher E. Goscha & Karine Laplante, L’Echec de la paix en Indochine / The failure of peace in Indochina : 1954-1962, Paris, Les Indes Savantes, 2010.

En juillet 1954, un accord signé à Genève confirme le retrait français du Vietnam, établit un plan pour décider de la forme des Etats qui remplaceront l’Indochine coloniale, faisant naître l’espoir que la paix allait s’installer dans cette partie du monde. Il n’en fut rien. La lutte pour l’Indochine se poursuivit aux niveaux local, régional et international, à tel point qu’une deuxième conférence (Genève, 1961-1962) s’ouvrit pour régler une nouvelle crise. Rien ne fut réglé : l’Indochine devait demeurer, jusqu’en 1991, un foyer de guerres dans le système international.

Des milliers d’ouvrages ont été écrits sur les guerres d’Indochine, mais les tentatives de résoudre les conflits indochinois par la paix ont généré beaucoup moins d’intérêt, alors que cette période charnière située entre 1954 et 1962 est essentielle afin de comprendre les raisons pour lesquelles l’Indochine est restée lieu et objet de tensions dans le système international et pourquoi la paix fut un échec. Ce travail collectif est également l’occasion d’étudier comment le système international générait des imbrications, transversale entre l’Est et l’Ouest, et verticale entre le Nord et le Sud.

Textes issus du colloque "L’Indochine entre les deux accords de Genève, 1954-1962 : l’échec de la paix ?", organisé par le Groupe d’études sur le Viêt Nam contemporain et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, Université du Québec, 6-7 octobre 2006. Contributions en français et en anglais.

Date de parution : 10 avril 2010

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/144245868


Michel David, Louis-Marie Regnier, Les bataillons thaïs en Indochine (1946-1954), Dinan, Le Pays de Dinan, 2010, 190 p.

La guerre d’Indochine est souvent présentée comme un conflit de délocalisation. C’est oublier qu’elle fut aussi – dans le contexte de la guerre froide – une guerre révolutionnaire qui, à ce titre, dressa les uns contre les autres les habitants de la péninsule indochinoise. Nombreux furent ceux, en effet, qui, aux côtés des troupes françaises, s’opposèrent au Viêt-minh et à son idéologie. Les Thaïs furent de ceux-là. N’hésitant pas à prendre les armes pour défendre leur territoire et leur culture, ils formèrent, avec l’aide de la France, trois bataillons réguliers qui s’illustrèrent de 1946 à 1954. Des combats du fleuve Rouge à ceux de la rivière Noire, des rizières du delta jusqu’à Diên Biên Phu, les tirailleurs thaïs ont renouvelés, dans le sang et la fraternité des armes, l’alliance scellée autrefois entre Auguste Pavie et Deo Van Tri. En invitant le lecteur à parcourir les hautes régions du pays Thaï, cet ouvrage souhaite rendre hommage à ces combattants pour la liberté.

Ancien chef du département Histoire-géographie aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, issu lui-même de Saint-Cyr, le lieutenant-colonel Michel David vient d’achever une carrière militaire dont une grande part a été consacrée à la formation des futurs cadres de l’armée française. Docteur en histoire, il est l’auteur de nombreux travaux consacrés à la guerre d’Indochine, à la contre-guérilla et à la guerre révolutionnaire.

Saint-Cyrien de la promotion « Lieutenant Carrelet de Loisy », le sous-lieutenant Louis-Marie Regnier est titulaire d’un master en histoire. Ses recherches fructueuses sur l’épopée des bataillons thaïs trouvent, à travers cet ouvrage, un heureux aboutissement.
Source : http://www.monumentindochine.fr/Pages/Les-bataillons-thai.htm

Date de parution : 2010

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/145750566


Paul Rignac, La guerre d’Indochine en questions, Paris, Indo éditions, 2009, 144 p.

À propos de l’Indochine, Paul Rignac avait déjà dénoncé avec véhémence « les mensonges de l’anticolonialisme » face aux « professionnels de la repentance ». Il revient ici sur le sujet de façon moins idéologique, plus technique pourrait-on dire, sous la forme originale de réponses assez courtes, mais solidement argumentées, à une quinzaine de questions.

Les erreurs commises sur place par l’ancien colonisateur furent multiples. En particulier, nous avons sans doute sous-estimé, d’une part l’aspiration profonde des peuples de cette région à l’indépendance, d’autre part leur capacité non au développement intellectuel (qui étaient reconnue) mais à l’acharnement dans la poursuite de leurs objectifs. « La petite taille et l’aspect parfois juvénile » des intéressés ont peut-être contribué à cette erreur d’analyse. Nous avons aussi mal mesuré la nature intransigeante de la guerre révolutionnaire qui nous était imposée, étrangère à tout compromis.

Sur le terrain, à partir de nos expériences en guerre classique et des moyens adaptés à celle-ci, n’opposant que la lourdeur et la « visibilité » de nos forces à la mobilité de l’adversaire, nous nous sommes soit dispersés dans une multitude de petits postes fragiles, soit lancés pour un « bilan dérisoire » dans des opérations de ratissage « aussi ruineuses qu’inutiles », pour adopter in fine une stratégie hasardeuse de camps retranchés qui ne nous a rapporté que des succès défensifs et s’est terminée par le drame de Dien Bien Phu. Pour notre part, nous n’avons relevé ici qu’une seule exagération frisant la galéjade : « Le Viêt-Minh a acquis, à partir de 1949, une artillerie comparable à l’artillerie française » (page 54)… et même qualifiée de « lourde » (page 61). Que Sainte-Barbe vienne à notre secours ! Question de définition peut-être… Lire la suite

Date de parution : 2009

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/137953798


Jacques Dalloz, Dictionnaire de la guerre d’Indochine : 1945-1954, Paris, Armand Colin, 2006, 282 p.

A la différence des grands conflits mondiaux, la guerre d’Indochine est longtemps demeurée le champ clos d’une mémoire encombrée par l’autojustification de ses principaux acteurs et par une approche idéologique ou partisane. Dans le sillage d’une génération d’historiens soucieux de dépassionner l’histoire et d’ouvrir de nouveaux champs de recherche, Jacques Dalloz livre ici une véritable somme des connaissances acquises et renouvelées de cette guerre qui fut à la fois un épisode de la décolonisation, un problème intérieur français et un espace de la guerre froide.

Par la rigueur de ses analyses, ce dictionnaire est d’abord un instrument de travail. Il se recommande aussi à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre ce conflit douloureux que l’on a appelé en son temps la "sale guerre".

Jacques Dalloz, professeur honoraire de classes préparatoires à Saint-Cyr au Prytanée militaire de La Flèche, ancien maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, est reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de la guerre d’Indochine à laquelle il a consacré de nombreux travaux.



Date de parution : 23/02/2006

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/098185233


Christopher Goscha & Maurice Vaïsse, La guerre du Vietnam et l’Europe, 1963-1973, Paris, Emile Bruylant / LGDJ, coll. Histoires, 2003, 491 p.

Étrange concordance des temps ! Alors que des historiens s’efforçaient - trente ans après la signature des accords de Paris de janvier 1973 - d’analyser l’attitude des Européens à l’égard de la guerre du Vietnam, une autre guerre se préparait, d’autres malentendus transatlantiques allaient naître.

De nouveau on allait voir : les États-Unis - passant d’un multilatéralisme proclamé à un unilatéralisme sans complexes - décider d’une action guerrière au Moyen-Orient, les gouvernements européens divisés sur la conduite à suivre : aider ou non les Américains ?, les opinions publiques européennes s’enflammer contre la guerre en Irak, l’incompréhension se creuser entre les deux rives de l’Atlantique. Depuis lors, l’enlisement de la coalition victorieuse incite des observateurs à évoquer aussi le Vietnam, en dépit des grandes différences entre les deux situations. Bref, l’histoire bégaie-t-elle ?

Des chercheurs américains, européens, vietnamiens ont analysé la place et le râle de l’Europe dans la guerre du Vietnam. Voici leurs conclusions dans un livre publié sous la direction de Christopher Goscha, spécialiste de l’histoire du Vietnam, maître de conférences à l’université de Lyon II et de Maurice Vaïsse, professeur d’histoire des relations internationales à l’Institut d’études politiques de Paris.

Date de parution : 09/12/2003

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/076428427


Lucien Bodard, La guerre d’Indochine. L’enlisement , L’humiliation , L’aventure, Paris, Grasset, 2003, 1168 p. (réédition)

"Quand j’arrive à Saigon comme correspondant de guerre en 1948, je découvre une Indochine installée dans le Moyen Age à mitraillettes et à piastres, sous l’étiquette de l’Union française... C’est l’enlisement. Sur la frontière, dans les montagnes au nord du Tonkin se poursuit la vraie guerre contre les réguliers d’Ho Chi Minh. Elle est loin de tout, et on n’en parle pas. Partout ailleurs on fait la "guerre heureuse" contre la Résistance. C’est la guérilla, bien plus cruelle que les batailles qui se déroulent sur les confins de la Chine. Mais, en même temps, c’est la "bonne vie" et la prospérité pour tout le monde. L’existence quotidienne, c’est le sang, la mort, la volupté, la fatigue, la paresse, la grande vie. Les combattants se sentent des "seigneurs" et les hommes d’affaires nagent dans l’abondance. Les deux camps compressent et tuent la population selon les techniques de la "persuasion". Les nhaqués sont l’enjeu essentiel. Mais, quand ils ne sont pas suppliciés, ils s’épanouissent, ils profitent de tout... L’Indochine de 1948 c’est un échiquier aux pions innombrables mais presque immobiles. On ne devine pas encore qu’elle deviendra le théâtre où tous ces éléments vont se nouer dans une action aussi tendue et dépouillée qu’une tragédie grecque : le rideau tombera quelques années plus tard sur Dien Bien Phu."

Après ce ne sera plus l’Indochine mais le Vietnam. Les Américains auront remplacé les Français et une autre tragédie se jouera dans ces mêmes décors. Mettant son fabuleux talent de conteur au service de l’Histoire, Lucien Bodard fait revivre tous les acteurs de cette tuerie, Giap, De Lattre, Bao Daï et les autres, les sans-grade. Les lieux sont là aussi, héroïques comme Cao Bang, Dien Bien Phu, la R.C.4, ou pittoresques, amers et drôles comme la Saigon du trafic des piastres, des jeux, de la drogue et des étreintes faciles. Au-delà d’un récit aux mille facettes, l’histoire de la guerre d’Indochine des Français est aussi celle d’une passion désordonnée où notre innocence s’est perdue. Cette passion est au cœur des trois livres mythiques de Lucien Bodard, "L’Enlisement", "L’Humiliation", et "L’Aventure", que nous réunissons intégralement dans ce volume pour la première fois.

Les trois volumes de La Guerre d’Indochine, pour la première fois réunis en un seul volume. Lucien Bodard balaie en près de mille deux cents pages quinze années tragiques où se mêlent l’espoir et les larmes. Parce qu’il a croisé les acteurs de cette guerre, il les fait revivre avec force : Giap, de Lattre, Bao Dai... C’est le récit d’un auteur qui a vécu son sujet, qui sait les dangers de la jungle, la fraîcheur des hauts plateaux. Et il y a ces lieux, oubliés parfois, Dien Bien Phu, bien sûr, mais aussi Vinh Yen, Lang Son, Cao Bang, la R.C.4... Lieux amers et drôles. Qui se souvient du Saïgon des bandits, des piastres et des jeux, cité de jouissance célèbre dans tout l’Orient ? De l’aventure à l’humiliation, des jours tendres aux pluies cruelles, voici l’histoire d’une guerre, l’histoire de deux pays, passion désordonnée et proche où notre innocence s’est perdue.

Lucien Bodard est né en Chine en 1914 et mort à Paris en 1998. Il a été grand reporter dans le monde entier pour de nombreux journaux et magazines. Il a été correspondant de guerre en Indochine de 1948 à 1955. Il a reçu le Prix Aujourd’hui pour L’Humiliation. Romancier, il a obtenu le Prix Interallié pour Monsieur le Consul, et le Prix Goncourt pour Anne Marie.

Date de parution : 30/11/2003 (tirage précédent en 1997)

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/004284046


Michel David, Guerre secrète en Indochine : Les maquis autochtones face au Viêt-Minh (1950-1955), Panazol, Lavauzelle-Graphic Editions, coll. Renseignement & Guerre Secrète, 2002, 426 p.

Dans l’histoire de la guerre d’Indochine qui se prolonge depuis 1946, l’année 1950 marque un tournant. À la suite du désastre de la RC 4, le repli des troupes franco-vietnamiennes vers le delta du Fleuve Rouge permet au Viêt-Minh, armé par la Chine, d’étendre son emprise idéologique et militaire sur les peuples de la Haute Région indochinoise. Certaines minorités ethniques de la montagne s’organisent alors en foyers de résistance. Au Tonkin et au Nord-Laos, ces minorités sont aidées dans leur lutte par le Groupement de commandos mixtes aéroportés, ce GCMA qui n’est autre que la branche Action des services spéciaux français et dont l’une des missions consiste à promouvoir et à soutenir le développement des maquis autochtones sur les arrières Viet-Minh. C’est le départ d’une formidable aventure pour ces jeunes officiers et sous-officiers parachutistes qui vont mener la contre-guérilla au côté des partisans qu’ils ont armés et formés. Dès 1953, plus de 10 000 montagnards s’opposent aux forces de Giap qui, d’abord contraint de faire appel à des troupes chinoises, doit ensuite engager plusieurs bataillons réguliers dans ce que le Viêt-Minh appelle "le front de guerre contre les pirates".

À l’issue des accords de Genève, en 1954, les maquis du Tonkin seront submergés mais, au Laos, les partisans poursuivront la résistance. Du fait du caractère secret des opérations, l’histoire des maquis d’Indochine est longtemps demeurée dans l’ombre. La propagande Viêt-Minh elle-même l’a occultée, ne pouvant tolérer l’existence de mouvements populaires de résistance sur un territoire prétendument contrôlé. Il aura fallu l’étude et le recoupement de très nombreuses sources écrites et orales pour que soit ici retracée, jusqu’en ses moindres détails, cette histoire d’une guerre non conventionnelle dont les principes et les méthodes se sont révélés particulièrement adaptés au contexte indochinois.

Cet ouvrage est le fruit d’une thèse de doctorat soutenue en juillet 2001 devant la faculté d’histoire de Montpellier et récompensée par une mention "très honorable" à l’unanimité du jury. À ce titre, Guerre secrète en Indochine fait figure de référence incontournable.

Né en 1953, le lieutenant-colonel Michel David est issu de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Officier d’infanterie, il sert dans plusieurs régiments en métropole et acquiert, en 1983, au Liban, une expérience opérationnelle. Il consacre la suite de sa carrière à la formation des jeunes cadres de l’armée française. En 1995, il prend la direction du département Histoire-Géographie aux Ecoles de Saint-Cyr-Coëtquidan. Depuis 1999, il est à la tête de la division c Enseignement général et perfectionnement " de l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent. Docteur en histoire, il consacre une grande partie de ses travaux à la guerre d’Indochine et à l’étude de la guerre révolutionnaire.

Date de parution : 1er décembre 2002

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/079495168


Béatrice Rodier-Cormier, Aux origines de la communication de défense ? Indochine 1945-1954, Châteauneuf-Val-de-Bargis, Editions des Riaux, coll. Perspectives, 2002, 188 p.

Au cours du XXe siècle, les Armées sont passées d’une action propagandiste à la définition d’une véritable politique de communication. Dans ce long parcours - parfois jalonné d’erreurs - la guerre d’Indochine occupe une place de choix. A 12 000 km de leur pays, les militaires ont appris que les guerres subversives se gagnent aussi avec le soutien de l’arrière.

L’un d’entre eux, le général de Lattre, Haut Commissaire de France en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire, donne aux services d’information des structures et un rôle bien proche de ce que propose le ministère de la défense depuis la création du SIRPA, devenu la DICOD. Rompant la chape de plomb édifiée par ses prédécesseurs, il part à la conquête des opinions publiques, notamment française et américaine. En 1951, dans un monde de concurrence idéologique, servi par le développement des médias, le général de Lattre, avec quelque trente années d’avance, démontre que la communication est un outil essentiel de la stratégie militaire.

Béatrice Rodier-Cormier est maître de conférences en sciences de la communication à l’université de Cergy-Pontoise. Elle est l’auteur d’articles sur- le cinéma et la télévision. Elle a aussi coordonné des recherches sur la sécurité.

Date de parution : 1er décembre 2002

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/076029034


Sabine Rousseau, La Colombe et le Napalm. Des chrétiens français contre les guerres d’Indochine et du Vietnam, 1945-1975, Paris, CNRS Editions, coll. CNRS Histoire, 2002, 370 p.

Au nom de la conscience individuelle, de la solidarité humaine, du sens des responsabilités ou du respect des principes de l’Église, des catholiques et des protestants français se sont engagés contre la guerre française d’Indochine (1946-1954) puis contre la guerre américaine du Vietnam (1965-1973). Lettres ouvertes et pétitions, journées d’étude et veillées de prière, manifestations et délégations ont mobilisé des intellectuels (J. Folliet, J. Madaule, Fr. Mauriac, JM. Domenach...) et des tribunes (Témoignage chrétien, Esprit...) de renom mais aussi des prêtres-ouvriers, des chrétiens progressistes ou en recherche, des militants d’Action catholique, des théologiens catholiques et protestants..., clercs et laïcs actifs dans leur Église.

Au cœur de la guerre froide puis après Vatican II dans les années 68, l’opposition à la guerre dans la péninsule indochinoise servit de vecteur à une contestation interne des hiérarchies ecclésiastiques. Symbole du combat anticolonialiste puis anti-impérialiste, le Vietnam devenait un point d’ancrage des théologies de la libération. L’engagement en faveur de la cause vietnamienne servit aussi de laboratoire à des formes nouvelles de sociabilité au sein des réseaux militants chrétiens. Le Vietnam devenait une passerelle vers la gauche française.

Ce livre brosse le portrait d’une génération : celle des militants chrétiens qui ont tenté, pendant trois décennies, d’ouvrir leur Église « au monde de son temps ».

Date de parution : 24 juin 2002

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/067826490


Hugues Tertrais, La piastre et le fusil. Le coût de la guerre d’Indochine 1945-1954, Paris, Comité pour l’Histoire Economique et Financière de la France - CHEEF, coll. 19/20 Siècle, 2002, 634 p.

Pour analyser la guerre d’Indochine, à la fois réputée "trop chère" et pervertie par le trafic des piastres, Hugues Tertrais a privilégié le point de vue financier. Il ouvre ainsi une fenêtre à la fois nécessaire et originale qui éclaire différemment le conflit et permet d’en repenser le déroulement. Car si l’argent est le "nerf de la guerre", il a aussi son autonomie, impose ses propres contraintes et génère à l’occasion des profits indirects.

En s’appuyant sur les archives économiques et financières, l’auteur montre comment le conflit, au départ de nature coloniale, a été rattrapé par son coût. En effet, à défaut de pousser à la négociation avec l’adversaire, dans un contexte marqué par les fortes tensions de la guerre froide, les contraintes financières plaidaient pour un montage combinant les Etats associés et l’aide américaine, et un désengagement progressif. Le financement de la guerre d’Indochine a donc été un élément déterminant de son évolution.

L’évaluation du coût de la guerre conduit ainsi à une évaluation de la guerre elle-même, à travers la nature de ses dépenses, les modalités de leur financement et la gestion des flux financiers qui en découlent, dans laquelle le ministère des Finances joue un rôle croissant : un an avant Dien Bien Phu, la dévaluation de la piastre indiquera le sens que la France donne à ses ultimes ambitions en Asie. La guerre d’Indochine est alors " à vendre " et les États-Unis apparaissent comme le seul acquéreur possible. La suite n’est certes alors pas encore écrite mais on sait que si la France - pertes et profits confondus - sortira de l’aventure sans trop de dommages, il n’en sera pas de même des pays d’Indochine, certes indépendants mais balkanisés et dans une paix plus que provisoire.

Hugues Tertrais est agrégé et docteur en histoire de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, où il enseigne et est rattaché au Centre d’histoire des relations internationales contemporaines (Institut Pierre Renouvin).

Date de parution : 18/05/2002

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/066964814


Alain Ruscio (dir.), La guerre "française" d’Indochine (1945-1954). Les sources de la connaissance : bibliographie, filmographie, documents divers, Paris, Les Indes Savantes, 2002, 1174 p.

La guerre dite "française" d’Indochine fut le premier grand conflit de la décolonisation et marqua le début de l’effondrement de l’Empire français. Epreuve mortelle pour la IVe République, elle déchira le monde politique français. Mais elle affecta également - et durablement - les relations internationales au cours de la phase la plus aiguë de la Guerre froide. De ce fait, des milliers d’ouvrages, d’articles, de discours, lui ont été consacrés, en France, au Vietnam, partout dans le monde. De la même façon, un nombre important de films (de fiction ou documentaires) ont traité de ce phénomène.

Un demi-siècle après la guerre, il a semblé utile d’en faire un recensement, le plus complet possible. Le bilan est impressionnant : 12.000 références bibliographiques, 263 thèses universitaires, 335 références filmographiques, dont 78 de longs métrages... Le tout en langues française, vietnamienne, cambodgienne, anglaise, chinoise, russe, allemande etc... Une chronologie, un répertoire biographique et diverses autres informations complètent cette somme.

Un index très détaillé permet de retrouver rapidement les informations sur toutes les facettes du conflit. Seul un travail collectif - et international - pouvait venir à bout d’une si vaste entreprise. Alain Ruscio, spécialiste de longue date de cette période, a réuni une équipe d’une cinquantaine de chercheurs reconnus, venus de divers pays. "La Guerre française d’Indochine : les sources de la connaissance" s’imposera vite comme un outil indispensable aux témoins et acteurs des événements, aux chercheurs et étudiants en Histoire contemporaine, mais également à tous les hommes soucieux de comprendre le siècle de braise qui vient de s’écouler.

Date de parution : 01/02/2002

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/060991844


Pierre Brocheux (sous la dir.), Du conflit d’Indochine aux confins indochinois, Paris, Editions Complexe, Histoire du temps présent, 2000, 178 p.

La fin des guerres d’Indochine fut aussi le démantèlement d’un empire et d’une zone d’influence hégémonique ; cet effacement est accompagné ou suivi de la résurgence de contradictions jusque-là latentes dans l’aire géopolitique indochinoise et extrême orientale et que les enjeux contemporains réactivent.

En revanche, les guerres civiles vietnamienne, cambodgienne et laotienne, les contentieux historiques entre Vietnamiens et Chinois, entre Viets et Khmers, entre Laotiens et Thaïlandais ont été laissés de côté ou traités de façon subsidiaire. Ces conflits, pour avoir été seconds, n’étaient pas, pour autant, marginaux ou insignifiants. L’attention du public ainsi que les analyses des historiens et des politologues ont été, jusqu’à présent, centrées sur les deux guerres d’Indochine dans leur dimension internationale.

Les études présentées ici, s’efforcent d’éclairer les ressorts, les séquelles et les prolongements des deux grandes guerres indochinoises, en bref, les conflits à l’intérieur de ces dernières et dans leur sillage.

Textes de : Pierre Brocheux, Monique Chemillier-Gendreau, Laurent Césari, Thomas Engelbert, Charles Meyer, Hugues Tertrais, Trân Thi Liên.

Sommaire : http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php%3F...

Pierre BROCHEUX : Introduction. Situation post-coloniale et conflits dans la péninsule indochinoise.

Laurent CÉSARI : Que reste-t-il de l’influence politique française en Indochine (1954-1966) ?

Hugues TERTRAIS : Les intérêts français en Indochine entre 1954 et 1975.

TRÂN THI LIÊN : Les catholiques vietnamiens dans la République du Viêtnam (1954-1963).

Pierre BROCHEUX : Entre guerre et développement : la République démocratique du Viêtnam et la République du Viêtnam (1955-1975).

Monique CHEMILLIER-GENDREAU : Les États de l’ex-Indochine et les conflits territoriaux.

Thomas ENGELBERT : Les difficultés des communistes vietnamiens pour créer un mouvement révolutionnaire au Cambodge (1945-1954).

Charles MEYER : Le Cambodge et ses frontières.

Pierre BROCHEUX : Conclusion.

GLOSSAIRE DES SIGLES, INDEX

Date de parution : 03/05/2000

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/051625059


Laurent Césari, L’Indochine en guerres, 1945-1993, Paris, Belin, Histoire Belin Sup, 320 p. (réédition)

En 1945, la proclamation de la République démocratique du Vietnam inaugure une décolonisation qui s’effectuera dans le sang. Il s’ensuit trois terribles guerres d’Indochine, où toutes les grandes puissances ont été impliquées. Leur participation a conféré à ces conflits une ampleur et une audience qui ont dépassé celles d’autres affrontements régionaux.

Grâce à l’apport de nouvelles archives, le présent ouvrage a pris le parti de relier systématiquement les événements survenus en Indochine à l’évolution des rapports entre les principaux acteurs dans les relations interétatiques : Angleterre, Chine, Etats-Unis, France et URSS. L’auteur s’est efforcé de ne privilégier aucun point de vue particulier et de rendre compte des prises de décision chez tous les participants aux conflits.

Laurent Césari est Maître de conférences à l’Université de Paris IV.





Date de parution : 20/04/2000 (première parution en 06/1995)

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/00377533X


Jacques Valette, La guerre d’Indochine 1945-1954, Paris, Armand Colin, 1994, 415 p.

L’histoire de la guerre française d’Indochine est encore mal connue et reste un sujet de controverses idéologiques.

En s’appuyant sur des archives publiques, dont la communication demeure pour certaines réservée, et surtout sur des archives privées d’hommes politiques et de généraux français, l’auteur présente une analyse neuve de la politique de décolonisation tentée au Viet-Nam de 1945 à 1954. Il insiste sur l’absence de clarté et de continuité de la politique gouvernementale, les ambiguités des responsables vietnamiens, les limites rapidement atteintes de l’effort militaire consenti par l’Etat-Major, les incidences internationales de ce conflit dans le contexte de la guerre froide et les étapes du soutien matériel et financier américain.

L’approche de plusieurs sujets se trouve ainsi renouvelée : la prise du pouvoir par le Viêt-Minh en 1945 et les rapports entre ses chefs et les hauts-commissaires français, la formation d’une armée vietnamienne qui ne répondit jamais à l’attente des généraux français, la guérilla vietminh, l’organisation de maquis et d’une contre-guérilla française, le rôle du général Navarre, commandant-en-chef en 1953-1954 et l’affaire de Diên Biên Phu. l’utilisation d’archives privées inédites éclaire enfin les dessous restés secrets de la conférence de Genève, le retournement de la position du Viêt-Minh et la part essentielle prise à la conclusion du cessez-le-feu et aux négociations par Georges Bidault, ministre des Affaires étrangères.

Face à une France indifférente et désunie, qui dès 1950, ne songeait qu’à se désengager, les chefs du Viêt-Minh avaient su se doter d’un appareil de guerre révolutionnaire et d’une armée qui devait tout à des étrangers, conseillers japonais au début, conseillers et matériel chinois ensuite. Les pièces du jeu restaient en place avec le retrait rapide des Français et l’arrivée des Américains...

Jacques Valette est professeur de l’université de Poitiers, président de la commission "Guerre d’Indochine" à l’Institut d’histoire des conflits contemporains (Fondation nationale pour les études de défense nationale). Il a fait paraître récemment Frnçais et Japonais en Indochine 1940-1945 (SEDES, 1993)

Date de parution : fin 1994

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/003439429


Yves Gras (Général), Histoire de la guerre d’Indochine, Paris, Denoël, coll. L’aventure coloniale de la France, 1992, édition revue et complétée, 609 p.

La guerre d’Indochine déconcerte par sa complexité, le désordre apparent des événements et la forme inhabituelle des opérations. A première vue, on ne comprend rien à cette guerre immobile et sans front. Tout y semble confus, étrange, paradoxal. Elle apparaît comme une mosaïque de petits événements dont l’ens’emble compose un grand drame.

Le général Gras présente pour la première fois un récit complet et objectif de cette guerre dont il dégage les lignes directrices. Il décrit les deux formes de guerre qui se mêlaient en Indochine ; d’abord une - guerre populaire - qui constituait le fond du problème et la trame de la situation générale. Sur cette trame se greffaient les opérations de force mobile en une sorte de - guerre régulière - aux manifestations d’une infinie variété.

En outre, la guerre d’Indochine se doubalit d’une "guerre civile" entre Vietnamiens nationalistes et communistes. Mais une ligne de démarcation entre adversaires restait incertaine et changeante. Elle séparait les provinces et les villages, divisait les classes sociales et s’insinuait jusque dans les familles. Dans ce domaine comme dans les autres, les deux camps s’enchevêtraient inextricablement.

Date de parution : 10 avril 1992 (première édition en 1979)

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/002569108


Jacques Dalloz, La guerre d’Indochine, 1945-1954, Paris, Seuil, Points Histoire, 1987, 314 p.

On connaît bien la guerre du Vietnam parce que les Américains ont beaucoup écrit (et filmé) sur le sujet. On connaît moins la première guerre d’Indochine, celle des Français. L’ouvrage de Jacques Dalloz vise à combler nos lacunes sur cette "sale guerre" qui s’est déroulée de 1946 à 1954 sur un territoire vaste comme une fois et demie la France et dont la seule unité provenait de son statut colonial.

En historien précis, l’auteur expose largement la période précédant le début du conflit, montrant au passage que les hostilités n’étaient pas inévitables tant les négociations de l’année 1946 laissaient envisager une issue pacifique. Surtout, il démontre que loin d’être cette guerre exotique oubliée, simple épisode d’une décolonisation française qui allait en connaître d’autres plus importants, le conflit fut à partir de 1949 un élément-clé de l’affrontement est-ouest. C’est d’ailleurs cette inscription dans la guerre froide qui permet de comprendre l’échec des accords de 1954 et l’engagement des Américains à la suite des Français dans leur lutte pour endiguer de communisme.

Jacques Dalloz, professeur honoraire de classes préparatoires à Saint-Cyr au Prytanée militaire de La Flèche, ancien maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, est reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de la guerre d’Indochine à laquelle il a consacré de nombreux travaux.

Cet ouvrage de synthèse a été réédité de nombreuses fois (4e éd., 2002).

Date de parution : 01/02/1987

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/001162306

Notice SUDOC de la réédition en 2002 : http://www.sudoc.fr/092017495 [Nouvelle édition avec complément bibliographique]


Bernard Fall, Guerres d’Indochine. France 1946-1954 , Amérique 1957..., Paris, J’ai Lu, 1965.

La guerre d’Indochine a dominé la politique française de 1946 à 1954. Son souvenir a pesé lourdement sur le drame algérien. Renaissant de ses cendres en 1957, elle n’a cessé depuis lors de poser un angoissant problème à l’Amérique. Incapable de résoudre leurs propres problèmes, le Laos et les deux Viêt-Nam n’en viennent pas moins à bout des meilleurs armées du monde. Pourquoi ? Comment ?

Bernard Fall répond à ces deux questions avec l’autorité d’un spécialiste du Sud-Est asiatique et de la guerre subversive. Il est le seul écrivain a avoir eu accès aux archives officielles du Corps Expéditionnaire d’Indochine. Mais sa réponse est également celle du témoin direct. Ni militaire ni journaliste, il a participé aux opérations, parfois sur les arrières ennemies et recueilli de la bouche même des rescapés le récit des atroces embuscades qui marquèrent cette guerre. Il a été témoin de l’agonie française en Indochine.

Des Etats-Unis, il a pu suivre les péripéties qui ont conduit à la guerre "Deuxième guerre d’Indochine", qui en est déjà à sa huitième année... Revu et mis à jour par l’auteur pour cette édition, Guerres d’Indochine se dévore comme un terrible récit d’aventure. Il éclaire de façon lumineuse les causes du drame indochinois et fournit matière à réflexion sur l’avenir d’une Asie soudain éveillée par l’explosion nucléaire chinoise.

Bernard Fall est spécialiste des questions asiatiques, titulaire depuis 1957 d’une chaire de Relations internationales à l’Université d’Howard (Washington), membre du Centre d’étude de politique étrangère. Son premier séjour en Indochine date de 1953, où il participe aux opérations. De 1954 à 1962 il a fait de nombreux séjours au Viêt-Nam, au Laos, au Cambodge, en Thaïlande et en Malaisie. Auteur de cinq autres livres et de nombrexu articles en plusieurs langues, il prépare actuellement un ouvrage sur Dien Bien Phu. Ce livre a paru sous le titre original : Street without joy.

Date de parution : 1965

Notice SUDOC : http://www.sudoc.fr/063323370